La bulle



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Lors de l’une de mes thérapies, un psychologue m’a proposé de tenter de me forger une bulle imaginaire de protection. Il sentait alors que j’étais très vulnérable aux attaques extérieures. Afin de ne plus être atteint par ces agressions du quotidien, il m’a suggéré d’imaginer que j’avais autour de moi une bulle et que chaque coup reçu rebondissait sur cette bulle et n’arrivait pas jusqu’à moi.

Inconsciemment, j’ai réussi à mettre en place cette bulle. Elle s’est révélée assez efficace dans un certain nombre de situations. Elle n’a pas pour autant résolu mes problèmes et ne m’a pas empêché de tomber très bas dans certains cas.

Autre souci, si cette bulle permet de repousser un certain nombre d’attaques, elle limite aussi les interactions avec le monde extérieur. Ainsi, de peur de souffrir, on finit par limiter très vite ses relations et les situations présentant un risque potentiel (même si ce risque est souvent fictif). La bulle devient alors complètement hermétique et on finit par se couper dans une certaine mesure de la société.

La dépression est une chute brutale de la pression. Pour ne pas sombrer dans la dépression, l’être humain a besoin de pouvoir réguler sa pression psychologique interne. Le système de la bulle a tendance à faire augmenter la pression. Elle augmente certes moins vite que si l’on fait attention à tous les événements négatifs ou neutres comme avant sa mise en place. Mais comme on ne profite pas vraiment des événements positifs et qu’on dispose de moins d’occasions de faire retomber la pression, petit à petit, la pression à l’intérieur de la bulle augmente et elle finit par éclater comme un ballon trop gonflé. C’est alors la dépression.

J’ai vraiment ressenti ce phénomène à plusieurs reprises. J’ai eu cette impression que tout n’allait pas vraiment mal sans pour autant aller vraiment bien. Puis quelques petits coups successifs ou un gros coup et boum, la bulle explose et c’est la chute. C’est pour cela que je pense que l’une des causes de la dépression est un certain isolement (voulu ou subi). Il y a plusieurs manières de combattre cet isolement. Le problème est que la personne fragile rencontre beaucoup de difficultés pour se motiver à réaliser un certain nombre de tâches qui lui permettraient pourtant de faire redescendre la pression et éviter ainsi une chute brutale.

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44 réponses à La bulle

  1. Karine dit :

    Cet article m’a fait quelque peu sourire même si, je le conçois très bien, ce n’est pas drôle du tout.
    Je vois un psy aussi parce que je suis devenue asociale, je me suis crée une bulle, d’où je ne sors pratiquement jamais. En gros je me cache.
    Pour ma part, ça a été d’abord un isolement subi puis petit à petit ça a été voulu, je ne ressens pas le besoin d’être avec qui que ce soit.
    C’est peut-être complètement idiot et étrange ce que je dis mais après tout on m’affirme que je suis bizarre. Ouais, pourquoi pas, je vais pas les contredire…

  2. Moi dit :

    J’ai un humour cynique, comme beaucoup de gens dépressifs. Cela ne fait pas toujours rire, sauf les gens ayant un peu le même humour qui le comprennent et l’apprécient…

    La bulle a malheureusement des inconvénients malgré les avantages qu’elle présente au départ. En effet, au début, tu ressens moins les agressions du monde extérieur mais au final, cela devient presque l’encéphalogramme plat, il ne se passe plus rien, à tel point que lorsqu’il se passe quelque chose, c’est très mal vécu car on n’en a plus l’habitude.

    Pour sortir de la bulle, ce n’est pas facile car on se sent comme un chat sans ses poils, n’importe quel coup de vent nous fait très froid. Mais ce n’est qu’une sensation, il faut prendre conscience du fait que notre sensibilité est exacerbée et à partir de là, on peut petit à petit se resociabiliser un peu…

  3. Karine dit :

    Le cynisme, je connais bien, je l’utilise souvent avec l’ironie et les sarcasmes ( mais bon ça c’est parce que je suis méchante )

    Le problème, c’est que je n’ai pas envie d’être sociable, je ne veux pas avoir affaire à l’être humain surtout l’être humain de mon âge qui me dégoûte, me répugne chaque jour de plus en plus.
    Seule la solitude peut m’accompagner.

    La bulle a des inconvénients c’est sûr, mais pour ma part il ne se passe rien ou du moins plus rien qui puisse me faire encore plus de mal.
    C’est comme si je ne ressentais plus rien à part cette fidèle tristesse.

  4. Moi dit :

    Tu es dans cette phase où ta situation ne te plaît vraiment mais elle ne te déplaît pas assez pour que tu t’en sortes… Il faut du temps pour s’en sortir, prends ce temps en avançant à petits pas.

  5. Karine dit :

    Oui tu as sûrement raison, je ne peux pas dire que tout ça me déplaît non ça serait mentir.
    Tu as dit que je faisais de la tristesse une personne, et c’est tout à fait ça.
    C’est comme si je faisais d’elle une amie fidèle qui pourrait me comprendre qui ne me lâcherais pour aucune raison…

  6. Moi dit :

    Dis toi que le bonheur peut être une autre personne plus agréable et toute aussi fidèle pour peu que tu l’entretiennes un peu au quotidien. En même temps, je dis cela, c’est très facile à dire mais je suis bien incapable moi même de mettre cela en oeuvre en ce qui me concerne mais en revanche, je sais que c’est ce qu’il faut faire…

  7. Karine dit :

    Il est évident que ça peut-être une autre personne mais il m’est difficile de faire ça. J’ai tellement l’habitude d’être seule que maintenant j’aime ça.
    Etre avec des gens me gêne, je ne me sens pas à ma place du tout.

  8. Moi dit :

    Tu peux commencer à retrouver une certaine forme de bonheur sans beaucoup te socialiser en pratiquant des activités qui te plaisent.

  9. Karine dit :

    Oui faire des choses qui me plaisent, encore faut-il en avoir… La seule chose qui me plaise dans ce monde c’est les livres, je passe mes journées et mes nuits à lire. C’est déjà bien tu me diras…

  10. Dom dit :

    En cherchant sur le Web ,je n’avais pas vraiment trouvé de textes à lire sur la (ma)depression et là sans chercher je tombe sur ton blog..
    C’est interressant parce que exactement mon etat d’esprit depuis ..quelques années;je veux faire mais je ne fais pas;je veux dire mais je ne dis pas ou alors à moi meme.En fait je dialogue beaucoup trop avec moi meme.
    Et pourtant ce qui me caracterise le plus c’est mon envie de dialogue, sans doute plus de moi que des autres encore que souvent on met en avant mon empathie.J’ai pour bequille la musique et j’en joue.Seulement voila depuis le plongeon,je ne sais plus jouer ou alors c’est douloureux.Cette bulle dont tu parles,voila un truc qui ma fait peur parce je crois vraiment que cela m’otera mon envie de communiquer.

  11. moi dit :

    Dom,

    Merci pour ton commentaire. Il faut que tu comprennes que cette bulle que tu t’es construit, tu peux en sortir tout comme tu y es entrée. Pour cela, il faut de la volonté et c’est le début qui est le plus difficile mais c’est possible. C’est une situation réversible. Pourquoi n’essayes tu pas de commencer par communiquer sur des sujets que tu apprécies comme la musique avec des gens que tu ne connais pas? Il y a plein de lieux où le faire.

    Bon courage!

  12. Cindy dit :

    Bonjour, je suis tombée sur ce blog par hasard, j’ai lu plusieurs de vos récits, et je pense que ce blog permet vraiment de mettre des mots, de décrire des situations, bref je trouve qu’il est très représentatif. On se dit que meme si l’on ne vit pas exactement la meme chose, l’état où l’on est, ce qu’on peut ressentir, est finalement ..comme identique.
    J’écris ce com pour avoir un avis, alors si vous pourriez y jeter un coup d’oeil, et rédiger un petit com..
    J’ai l’impression de sortir de la depression, comme ci à présent, j’étais prète à vivre, je n’ai pour l’instant pas le courage, peut-ètre encore trop peur, ou j’espère ce n’est qu’une question de temps. Mais après avoir lu vos différents récits, j’ai l’impression de me sentir comme loin de tous ça, je sais que c’est mon passé. Pour ajouter un avis personnel sur la depression, je pense qu’on doit faire en sorte d’ètre fière de nous, je sais que c’est extremment dur, moi -meme je n’y arrive pas, mais peut-ètre est ce un petit remède qui fait du bien. Je vois la depression comme une accumulation de petite chose qui ne nous conviennent pas, une accumulation de petite chose  » mauvaise « . Je ne parlerais pas du coté véritable de la maladie, mais je pense que dans toutes les maladies, meme si on ne trouve pas de remède on peut quand meme faire des choses qui font en sorte qu’on est beaucoup moins fragilisé, et au fur et à mesure, on devient moins  » faible « . Ce qui permet de constituer des bases.
    Bon bon, j’ai beaucoup écrit, mais comme dit, si pourriez quand meme y laisser 2 minutes de votre temps.. Un avis n’est vraiment pas de refut.

  13. Cindy dit :

    A rajouter sur mon état; j’ai l’impression de ne plus etre déprimé, c’est très frustrant quelque part, car c’est comme ci je devais prendre l’habitude de vivre normalement.. qu’en pensez vous? Les sensations de déprime profonde que je ressentais, je m’en souviens, mais je ne peux plus les ressentir. Je ne sais pas quoi en penser, cela dur depuis plusieurs mois, je me demande donc si je me trouve encore dans la depression? A vrai dire je ne sais pas quoi en penser.

  14. moi dit :

    Cindy,

    Vous me demandez un peu de voir dans une boule de cristal là… Je ne vous connais pas donc je ne peux pas du tout vous donner un avis objectif sur votre situation. Faites vous confiance, écoutez vous. Vous reconnaissez que vous allez mieux, c’est probablement que vous allez vraiment mieux. Lorsque l’on est dans une dépression profonde, on n’envisage pas simplement le fait que cela puisse aller mieux donc si vous pensez que ça va mieux, c’est probablement que cela va déjà beaucoup mieux.

    Bon courage!

  15. Cindy dit :

    Merci, je trouve ce blog très approprié.

  16. jolyann dit :

    je suis en plein ds cette marée noir épaisse qui me semble insurmontable.ca fait des mois que tout mon corps et mon esprit mon lachée.je me croyait forte,je me croyait a l abri mais je me suis royalement trompé.c est mon agent de csst qui m a téléphné pour me demander qq chose et elle c est apercue que je n allait pas bien c est aussi elle qui a fait appel a un centre d aide et c est pour ca que je commence une thérapie.je ne sait pas si moi meme j aurais eue la force d appeller a l aide.je me disait que ce n était qu un dure moment atraverser mais en faite je suis au plus mal de ma vie….je croit.ca m a tout pris pour raconter mon histoire sur ton blog mais je suis quand meme contente d avoir trouvé ce petit peu de force ds toute cette folie.

  17. chamalow dit :

    Bonjour à tous ,
    je me trouve un peu pour ne pas dire beaucoup dans une solitude , une dépression qui me prend par periode . Cela fait des années que je suis en thérapie , j’ai de longues periodes ou je me sens vraiment très très bien comme je n’ai jamais connu au paravent .
    Et puis patatras c’est la décente à nouveau ou je me sens coupé avec moi même et donc avec les autres d’une manière très intense et douloureuse .
    En fait je suis mon propre ennemi ….et oui ! je me juge pas d’une façon consciente toujours , mais j’ai bien à accepter cette partie de moi  » accueillir  » au lieux de refouler , c’est encore difficile pour moi .

    Alors je médite , je me dis que j’ai bien à habiter mon corps tel qui l’est et d’accueillir l’enfant blessé pour l’écouter . Seulement j’ai tellement peur de revivre mes souffrance du passé que je résiste toujours et que cela devient plus difficile à gerer avec les années parce que je lui donne la force en lui resistant . Accepter , écouter cette partie de moi qui crit ,qui pleure , qui a honte , qui à peur . Je sais que si il à bien une personne de recevoir pour mettre en lumière ,c’est bien moi . Il me faut du courage de la compréhension et surtout de l’Amour à moi même ….

  18. Catherine dit :

    Bonjour chamalow,
    Tu sais, j’aime bien ton pseudo. Il vient du petit qui est en toi, pas vrai ? Ce petit, n’a-t-il pas connu des moments de joie aussi ? Peut-être que ça t’aiderait de te raccrocher à ces moments-là aussi…
    Amitiés

  19. chamalow dit :

    Merci Catherine, je vais un peu mieux. je me sens aussi determiné, il y a bien sur des qualités chez moi, que j’aime bien. Chamalow, (c’est pour mon côté tendre et chaleureux ) pour les excellents moments passé en colo autour d’un feu de joie, à faire chauffer des chamalow pour les manger tout chaud. Je vois une thérapeute avec qui j’ai toute confiance et qui m’accompagne très bien en me laissant acteur de mes décisions. Il y a pas de bon ou de mauvais… juste être soi même et s’accepter triste, heureux, inquiet …. afin de développer en soi un lieu de réconfort, de recul. Afin de transformer les énergies, de honte, de colère, de tristesse….. en Amour, en energie positive. Nos forces puissent dans nos fragilités.

    Et toi comment te sens-tu?
    Bonsoir

  20. coligny dit :

     » chamallow  » ; ce que vous décrivez ressemble à une maladie bipôlaire. Est-ce que je me trompe ?
    En tout cas, bon courage !

  21. Catherine dit :

    Salut chamallow,

    Très touchée de ta réponse.

    Moi aussi j’ai d’excellents souvenirs de colo. Les marrades avec les copines, les premiers émois amoureux, l’odeur de la campagne…

    Revenons à « Ici et maintenant », transformer les énergies, de honte, de colère, de tristesse, comme tu dis, c’est hyper dur.
    Perso, j’y arrive pas bien. Alors, je suis submergée et clouée par l’angoisse. Les médicaments m’aident beaucoup, et aussi les personnes autour de moi, qui sont si désolées de me voir dans cet état, alors ça me donne la force d’essayer de sortir de cet état.

    J’espère que ça continue a mieux aller pour toi. C’est super si tu as un bon thérapeute.
    Tiens moi au courant, ça me fait très plaisir.

    Amitiés (« Amitié, amitié, liberté, liberté, par vous l’avenir sera plus-u beau », tu as appris cette chanson en colo ?)

  22. thierry dit :

    bonjour j’ai lu ce blog et je me rends compte que ce que tu ressens est tout a fait ma vie depuis 1 an et demi et je suis a une semaine d’être convoque pour un licenciement et ma dépression a été déclenche par mon travail je me sens inutile nul je n’ai envie de rien sauf de vouloir disparaitre mais la douleur que je pourrais provoquer a mes proches me hante je voudrais m’en sortir mais le fait de devenir chomeur ne m’aide encore moins dans ma lutte contre cette maladie que je subis

  23. Catherine dit :

    Bonjour thierry,
    Alors ton entretien au boulot, c’est pour demain si je compte bien ?

  24. Sophie dit :

    Thierry,

    Je comprend tout à fait votre état et c’est vrai que le fait d’être prochainement chômeur est pas encourageant surtout quand déjà on a l’impression d’être un bon à rien.
    Mais vu d’un côté positif, la période de chômage peut vous aider à faire un travail sur vous même et vous permettre de savoir quelle est la cause principale de votre dépression et de prendre du temps pour vous profitez de ces belles journées du printemps. Il serait sans doute bien que vous parliez déjà autour de vous de vôtre mal être et des vos sentiments profonds. Il est vrai que dire à nos proches qu’on veut disparaitre pour ne plus souffrir n’est pas chose facile on préfère le garder pour nous pour ne pas les faire souffrir. Il est d’ailleurs souvent plus facile d’en parler à une personne étrangère, avez-vous pensez à consulter un thérapeute?

  25. thierry dit :

    excusez moi pour le retard dans les réponses mon entretien a été décalé a aujourd’hui 12h
    pour le fait de consulter je suis suivi par un psychiatre tous les 3 mois pour mon traitement et tous les 15 jours par un psychologue que je vois d’ailleurs ce soir
    voila mes nouvelles je pense que ce soir suite a mon entretien je serais plutot mal mais bon

  26. Sophie dit :

    J’espère que votre entretien c’est bien passé. Je sais qu’on est souvent mal après un entretien avec un psy mais ça nous permet d’avancer…
    Bon courage!

  27. thierry dit :

    mon entretien a donné que je suis licencié

  28. Sophie dit :

    Désolée pour vous…
    Je croyais qu’il s’agissait d’un entretien avec un thérapeute.
    J’espère que votre suivi psychologique vous permet d’avancer.
    Bonne continuation et bon courage!

  29. chamalow dit :

    Bonjour,
    Je me sens de nouveau dans ce que je connais par le passé, doute, peur, angoisse…. Je consulte depuis quelque temps un thérapeute homme( pour changer un peu des thérapeutes femmes) et je m’aperçois comme quoi c’est difficile de ne pas reproduire, pour moi en tout cas. Donc je me raccroche, en me disant que ce que je fais maintenant, peu liberer mes garçons des mémoires familiales, de l’héritage généalogique. Pour tenter d’être, qui je suis vraiment, au lieu de montrer celui que je suis pas.

    J’ai connue une relation avec une femme qui c’est terminée dernièrement, je me suis senti coupé de mon basin, de l’encrage et donc en difficulté pour me relier à ma sexualité. Je me sens en echec.

    Je fais de la danse corporelle également et la prof que je connais depuis plusieurs années m’a dit récemment: » ton corps et rigide ça se voit »

    Donc un moment donné, je sens que je n’ai plus le choix. Je suis le premier à recolter ce que je sème.

    Je pense que la vie nous pousse malgré nous à nous dépassée pour mieux nous connaître, jai bien à accepter qui je suis vraiment et à traverser en conscience ce que j’ai refoulé.

    Je me sens jugé alors que c’est bien moi qui le projette sur l’autre, sur le monde exterieur.

    Qu’est ce que j’ai a perdre à lâcher pour mieux me retrouver? Qu’est ce que je comprend pas ?

    Je vous souhaite le meilleur.

  30. Sophie dit :

    Chamalow,

    La dépression n’est pas constante on connait des périodes de bien et des périodes noires ce qui est assez déstabilisant c’est vrai. Cependant on voit que tu as envie de t’en sortir malgré tout thérapie, danse. Ce dernier est je pense quelque chose d’important lorsqu’on est dans cet état. On a besoin de se défouler, d’être à l’écoute de son corps pour se détendre et de reprendre confiance en nous je pense que c’est un bon élément pour sortir de notre « rigidité » psychologique.
    Car même si on fait des « ratés » on est content d’avoir fait quelque chose de bien pour notre mental et notre santé. Je n’ai qu’une chose à dire continue comme ça!

    « Donc je me raccroche, en me disant que ce que je fais maintenant, peu libérer mes garçons des mémoires familiales, de l’héritage généalogique.
    Donc un moment donné, je sens que je n’ai plus le choix. Je suis le premier à récolter ce que je sème.
    Je me sens jugé alors que c’est bien moi qui le projette sur l’autre, sur le monde extérieur.
    Qu’est ce que j’ai a perdre à lâcher pour mieux me retrouver? Qu’est ce que je comprend pas ? »
    Toutes ces phrases font écho en moi, pour répondre à ta question je ne sais pas ce qui nous bloque mais je pense qu’on a rien à perdre pour se lâcher.
    Personnellement je pense qu’il faudrait que je fasse une thérapie cognitive et comportementale. Je suis en quête pour trouver un thérapeute qui corresponde à mes besoins je pense que personnellement j’ai besoin de changé ma façon de penser pour aller mieux mais ayant un schéma de pensée dû à mon éducation, ma façon de penser est trop ancré pour que je change moi même. Mais face à toutes sortes de thérapies je me sens perdue…

  31. Chamalow dit :

    Bonjour,
    merci Sophie pour ta reflexion .

    J’ai RDV mercredi avec un thérapeute systémique. Il a besoin de beaucoup de precisions sur 4 générations en arrière, il me dit que c’est mathématique. Que les secrets de famille, les violences, alcoolisme, ou autre état non résolut, peuvent être transmit de génération à génération au travers de la mémoire collective d’une manière inconsciente. Je vais donc faire une démarche dans cette direction.

    Parce que le suicide, c’est vraiment pas mon truc. Je crois à la réincarnation!

    En tout c’est appréciable de pouvoir déposer des mots de vous lire aussi.

    Recevez toute ma compassion

  32. Sophie dit :

    Chamalow,

    Je trouve cette démarche très bien. Parce qu’on a tous un patrimoine génétique qui nous influence plus ou moins…Merci de donner des renseignements concernant votre thérapie ça peut aider à la réflexion pour faire un choix…

    Merci beaucoup!
    Bonne continuation et j’espère pour vous que cette thérapie donnera de bons résultats. Tenez nous au courant de votre évolution.

  33. chamalow dit :

    Bonjour,
    Par rapport à ma séance avec le thérapeute,il en ressort que : Il y a eu beaucoup d’abondons, de rejets, de séparations, de mort, de violence! Donc peur d’être un homme (peur être violent) besoin d’être reconnu et en même temps replié sur moi même, envie de fuir. Je me trouve dans la peau du petit garçon et non de l’adulte. c’est bien mon mental qui me gouverne et le risque pour moi avec les psys’ c’est de chercher un parent potentiel à l’écoute.

    C’est difficile à accepter, je me sens perdu, car cela me demande d’avancer vers ce que j’ai peur, vers l’inconnu….!

    C’est vraiment difficile d’accepter cette vérité, cela ne me rassure pas, parce que cela fait des années que je ressens ces angoisses et que j’ai plutôt envie de fuir que d’affronter mes démons interieurs.

    Es ce que c’est plus difficile de resister et de vivre avec un mal être ou cela est t-il arrivé à l’un de vous d’experimenter, c’est a dire d’oser dépasser ses peurs. Qu’est ce que je risque?( je me sens triste, angoissé, coincé, fuyant) D’être ridicule, maladroit, jugé, si c’est pour gagner en bonheur!

    Je vais faire quelle que séances pour approfondir.

  34. Sophie dit :

    Bonjour Chamalow,

    Je comprend très bien ton sentiment. J’avais moi aussi peur d’affronter mes démons car je me « complaisait » de jouer le rôle du petit enfant qui ne veut pas grandir. D’où mes crises d’angoisses qui étaient et sont le processus d’évitement pour fuir mes/nos responsabilités. Même si cela fait parti du « processus d’évitement » cela est du à notre vécu, celui-ci nous influence dans notre vie présente. Le problème que nous avons aujourd’hui à donc un lien avec le passé , ce n’est pas un problème imaginaire il a été réel à un moment donné et nous empêche de vivre pleinement actuellement. Cependant si on déterre nos démons c’est pour apprendre à les apprivoiser et enfin en faire notre deuil. Car en effet, connaitre l’origine de nos peurs nous permet de prendre conscience du problème et de pouvoir apprivoiser nos démons dans la vie quotidienne, pour enfin se dire que ça fait parti de notre histoire et que rien ne sera jamais parfait à partir de ce moment là on commence à faire le deuil de nos « démons ».
    Tu risques rien il faut déterrer ses démons pour mieux les enterrer si je puis dire ça ainsi. Cela va te permettre d’avancer et d’être mieux dans ta peau même si cela est difficile tu ne pourra en sortir que grandit.
    Je pense qu’il faut aussi que tu t’acceptes toi en tant qu’être humain avec ton vécu, tes qualités, tes défauts pour ne plus voir les autres comme des méchants inconnus comme moi je les voyais. Car on est tellement peu sur de nous et on veut tellement que tout soit parfait qu’on pense que des choses négatives sur les autres et le négatif attire le négatif et on en vient à penser que les autres nous jugent sans arrêt alors que nous le pensons tellement fort dans notre for intérieur que les autres le ressentent. Mais si on est positif la vie devient belle, les gens deviennent sympas, on apprécie les oiseaux qui chantent et le soleil qui brille. Vous pensez que cette phrase est nulle mais si je le dis c’est parce qu’une fois qu’on voit les choses positivement et qu’on est sur de nous on apprécie beaucoup plus les choses simples…
    Bon courage!

    P.S : Si tu as peur d’être méchant c’est que tu ne l’ai pas. La preuve ta démarche vers le thérapeute…

  35. Léa dit :

    Bonjour à tous,
    C’est incroyable à quel point ce site est bien construit et tout aussi réaliste. Personnellement je le trouve génial. Bref, cela fait quelques temps ( environ 6 mois ) que je ne suis plus « dépressive » et je plains tous ceux qui le sont. Je me permet de vous raconter mes aventures durant ces deux ans et demi de dépression. Depuis toute petite, j’étais toujours souriante, heureuse, et riait toujours. Puis j’ai eu de plus en plus de problème ( financiers, mon père alcoolique, rejet de la société, et surtout un gros coup de foudre qui m’a brisé de l’intérieur ). Très rapidement je me suis cacher derrière mes sourires et riais vraiment pour rien ( était-ce une carapace ? probablement ) Puis me cachant toujours, sans que mon entourage ne s’en rende compte, à l’école je « pétait » des câbles souvent. J’ai commencer à prendre des médicaments non prescris : en fait je prenais tout ce qui me tombait sous la main. Je me sentais tellement mal, qu’à l’école j’ai simulé d’être droguée. Seuls mes amis m’ont remarqué mais n’ont jamais su que c’était de la simulation. Puis vint les grandes vacances, je ne rêvais que de revoir mes amis, je faisais beaucoup de cauchemars et ne voulais absolument pas restée seule ; manque de peau, ma meilleure amie, plus agée, était partie en amérique. Pendant deux longs mois je suis restée seule, ai crée cette bulle et suis devenue beaucoup plus patiente. L’année d’après, j’ai eu un autre gros coup de foudre. Je me suis refusée de l’aimer car pour moi, l’amour n’existait plus et était rayé de mon vocabulaire. Pour l’oublier, j’ai pris beaucoup de médicaments, n’étant toujours pas accro ( étrange non ? ) et ai essayé beaucoup de choses pour me pourrir la santé que je ne citerais pas ( je ne suis pas ici pour donner des techniques de suicides pas vrai ! ) Je me suis mutilée tellement de fois que j’en ai pris goût et adore ça d’ailleurs encore aujourd’hui. Je me cachais de moins en moins bien dans le but de faire comprendre à mes amis que je n’allais pas bien du tout ( appel à l’aide en qq sortes ). Celui que j’aimais, qui est un très bon ami, a su, par le billet d’une amie tout aussi proche, que je l’appréciait vraiment beaucoup et en a déduit beaucoup de choses. Il m’a alors avoué que si je n’arrêtais pas de me faire tout ça, il allait arrêter tout contact avec moi et me laisser toute seule. J’ai décidé, grâce à lui, de remonter la pente. Puis j’ai fais une rechute. Je suis tombée tellement bas, que je me suis même mise à me droguer vraiment. Un jour, je suis tombée dans ma baignoire, ayant la vue floutée… Après cet incident, j’ai tout arrêté, et, à tout hasard, mon père à également arrêté de boire. Depuis, je n’ai pas vraiment revu la lumière, et ai cette impression d’indifférence tous les jours. Conséquences : Pendant ma dépression j’avais 7 kilos de moins que maintenant, ne mangeant plus et me faisant vomir, je voulais toujours être avec un ami qui me comprendrais, et cet état me plaisait bien : maintenant, je veux restée seule car je n’arrive plus à tenir une conversation potable et intéressante ( à mes yeux ) avec mes amis, le monde me parait naïf et inintéressant, je suis coincée dans ma bulle et suis négative. Cet état de dépression était pour moi le bonheur ( désolée pour tous ceux qui lisent ceci, je dois être pitoyable à vos yeux, mais c’est la pure vérité ) Suis je un peu masochiste ? Peut être que oui. Peut être ces états sont ils liés à ma jeunesse, ( je ne suis pas très vieille, seulement 15 ans ). Actuellement, j’ai trouvé toutes les réponses à mes questions, seule, sans psy ( tien, mon futur métier ^^ ), sans parents, avec peut etre un ou deux amis et celui que j’aimais et aime toujours ( pas de chance pour moi, il ne semble pas m’aimer autant que je l’aime :/ ). Je vous ai raconté ma simple expérience qui n’est peut etre pas encore finie dans le but de vous donner ( peut etre ) une autre expérience que la votre non pas comme exemple, je n’aurais jamais cette prétention. Je n’ai que 15 ans, oui, mais, sans aucune prétention encore, je parais plus vieille, et si vous avez des questions, je peux également essayer de vous répondre ;) On peut bien s’entre-aider entre dépressifs/ves ;)
    Simple expérience à conter. Merci, cela m’a fait beaucoup de bien d’écrire ce que je n’ai jamais dis.
    PS : Désolée pour les répétitions ( peut etre ^^’ )

  36. bibi dit :

    Bonjour à tous,
    C’est la première fois que j’écris sur un blog, je vous avoue que je suis intimidée..mais je sais que ça me fera du bien, j’ai toujours aimé écrire.
    Cela fait 1 an et demi que je suis sous antidépresseurs, c’est la date à laquelle le mot DÉPRESSION a été dit par mon médecin. Évidemment je suis dans cette situation latente depuis bien longtemps… je suis suivie par une psychologue depuis des années. J’ai vécu le décès de mes parents à 13 ans (j’en ai 36) et je ne m’en suis jamais sortie.
    Je vis avec quelqu’un depuis environ 15 ans mais notre couple ne fonctionne pas, nous n’avons pas d’enfants et nous sommes malheureux car je ne bouge pas. Je suis au bord de la route et j’attends. Quoi, je ne sais pas. J’ai tout pour être heureuse : pas de problèmes d’argent, un homme à côté de moi (qui n’en peut plus d’ailleurs, il est en train de commencer à me détester), un frère, une belle-soeur et des super neveux que j’adore. Je ne suis pas laide, pas bête, une fille sympa, normal, ras.
    Mais je suis dans ma bulle, depuis très longtemps, et je ne partage rien. Je n’écoute pas l’autre, je ne m’y intéresse pas. J’ai des « fausses » discussions car comme je n’écoute pas je suis à côté de la plaque. Je me sens seule, je ne partage pas, je n’ai pas envie de partager, on ne me comprendrait pas…
    J’ai essayé de » régler » le passé, de faire la paix, je crois que je l’ai accepté. Mais je pense que c’est juste intellectuel.
    Au fond ça bloque. je veux, je veux, je suis capable, mais je ne fais rien. Tout s’écroule, je m’écroule et le lendemain je recommence les mêmes boulettes…
    Je suis consciente de tout, enfin je le crois, je sais tout, je connais tous mes « travers », je sais ce qu’il faut faire et je reste là, à attendre. je me dis « allez demain j’y vais » et le lendemain, non je n’y vais pas (ceci est au figuré, c’est pour dire que je prends de bonnes résolutions pour me bouger mais elles restent pieuses).
    J’étais tellement désespérée qu’à un moment (comme je suis incapable de me suicider) j’espérais avoir une maladie grave pour que tout le monde me plaigne… et que je parte… héroïque… je sais je mérite des claques.
    Alors du coup, au fond de ce raz-le-bol, je regardais un peu sur internet comment se sortir de la dépression… parce qu’au moins ça occupe, au lieu de me tourner vers moi même et essayer de m’accepter…. alors j’ai trouvé ce blog, que j’ai trouvé très intéressant et même rassurant… ouf, je suis peut-être pas folle!
    je ne sais pas si mon commentaire est approprié, si ce n’est pas le cas, dites le moi, je comprendrai.

  37. moi dit :

    Bonjoru Bibi,

    Je comprends très bien ce que tu ressens. Tu es comme le mécanisme d’une jolie montre que l’on aurait pas entretenu. Avec le temps, tu n’arrives plus à fonctionner, tu es bloquée. Et plus le temps passe, plus tu as du mal à te débloquer…

    Pour te donner une autre image, c’est un peu comme si tu étais face à la montagne. Au début, la route était droite et plate. Puis avec le temps, tu as eu l’impression que cette route était un peu plus sinueuse et pentue. Du coup, tu as fait de moins en moins d’efforts pour la monter car cela te semblait trop difficile. Et au final, tu t’es complètement arrêtée car tu as l’impression d’avoir une montagne devant toi et chaque jour qui passe où tu ne fais rien renforce cette impression et fait grandir la montagne dans ton esprit.

    En réalité, la montagne n’a pas bougé, mais ta perception a évolué négativement au fil du temps faute d’avoir osé te confronter au principe de réalité.

    Il faut faire très attention aux schémas dans lesquels on rentre. On les entretient ensuite de manière inéluctable. La situation actuelle ne te satisfait pas, c’est clair, mais tu y es tellement habituée qu’elle te rassure plus que l’inconnu que constitue l’escalade de cette montagne.

    Mais au fond, ce que tu étais capable de faire il y a 20 ans, tu es toujours capable de le faire et même bien plus encore! Il faut donc réamorcer la machine pour reprendre confiance en toi, petit à petit. Fixe toi chaque jour un petit objectif. Félicite toi à chaque fois que tu as atteinds ton objectif du jour et fixe toi en un plus ambitieux pour le lendemain. Va doucement pour ne pas chuter mais garde confiance en tes capacités.

    Bonne chance!

  38. thierry dit :

    salut moi c tres bien ce que tu dis c exactement ca la depression et remonter le pente
    faut y aller doucement

  39. thierry dit :

    il faut aussi accepter les bas car ca arrive mais les hauts sont bon a vivre

  40. Sophie dit :

    Personnellement depuis que je prend un anti dépresseur j’arrive à vivre « normalement » même si un travail de fond doit être effectué.

  41. Johanne dit :

    Bonjour à toi, l’auteur de ce blog

    Je veux te dire combien ta manière de décrire la dépression est éloquente et claire.
    Tu as une très belle plume.
    Pour ma part, je souffre de dépression depuis l’enfance et je trouve ça très lourd.
    Je suis tannée de souffrir
    Merci pour ce blog qui fait du bien à mettre des mots et comprendre les mécanismes dépressifs

  42. Marie dit :

    Hello :)

    Alors moi je n’ai jamais été chez un psy, je ne suis pas sous anti-dépresseur et je n’ai pas du tout été déclarée dépressive. Mais voilà, je me sens mal, et ce mal-être je l’ai toujours eu. Je me suis mutilé quand j’avais 12-13ans, j’ai imaginé mon suicide à peu près une centaine de fois dans les moindres détails (sans pourtant être passée à l’acte). Le pire c’est que je n’ai rien à me plaindre, mes parents sont vivant et toujours ensemble (certe ils ne s’entendent pas), je n’ai aucun problème d’argent ou quoi que ce soit. Mais je n’arrive pas à être heureuse plus de 10 minutes. Je suis célibataire car c’est trop dur pour moi d’aimer quelqu’un, je suis une « handicapée des sentiments » comme je dis souvent. Je suis dans cette bulle et je n’arrive pas à en sortir. J’ai l’impression que le monde tourne mais moi je reste immobile. Je ne pense pas forcément être atteinte de la maladie qu’est la dépression, enfin comment savoir? Qui peut avoir la prétention de savoir ce qu’il y a dans ma tête alors que moi même je n’arrive pas à faire le tri du contenu?

    J’ai parfois des phases ou j’arrive plus à vivre ou je pleure parce que c’est trop dur de vivre, j’essaye de me remotiver et de me dire « pense que qu’il y a des gens qui ont des bonnes raisons de souffrir » mais ça ne sert pas à grand chose. Je sais que peu (ou pas du tout) de personne vont me comprendre mais ce n’est pas comme si je savais controler mes humeurs… Devant les autres je fais bonne figure justement parce que je n’ai pas la source de mon mal-être. Mais à l’intérieur j’ai l’impression que mon coeur brule, je ne sais pas si quelqu’un connait cette sensation, d’avoir mal à en crever, de vouloir arracher sont coeur pour enfin ne plus souffrir.

    Je ne sais plus quoi faire quand j’avais 14h c’était la mutilation, vers 17-18 ans c’était l’alcool maintenant je ne sais plus dans quelle connerie je vais me réfugier.

    Je ne pensais pas écrire autant, je n’ai pas vraiment l’habitude de parler de moi, et surtout pas comme ça. Je sais que je n’ai pas vraiment ma place dans tout vos témoignages mais ça fait du bien de se livrer à des inconus qui ne vont pas vous juger.

    Merci de votre lecture et courage à vous.

    PS: super ce site ;)

  43. Sophie dit :

    Marie,

    Je pense que ton témoignage à sa place sur ce blog comme tous les gens qui ont écrit ici.
    Ce que tu décris je le vis souvent. Je comprend tout à fait ce que tu ressens.
    Moi aussi j’ai du mal à comprendre pourquoi je n’arrive pas à être heureuse alors que je n’ai pas vraiment à me plaindre. J’ai un mari très gentil et à l’écoute qui essaye de me comprendre même si c’est pas évident car tant qu’on ne vit pas la dépression il est difficile d’imaginer le mal être de la personne qui l’est. J’ai des amis supers et même si j’ai connu des périodes difficiles avec mes parents depuis leurs divorce nous avons de bonnes relations maintenant. Je pense que mes proches ne comprennent pas vraiment que je puisse être très mal alors que pourtant j’ai des choses positives dans ma vie. Même si ils ne me le disent pas je pense que c’est dur pour eux notamment pour mon mari…
    « Devant les autres je fais bonne figure justement parce que je n’ai pas la source de mon mal-être. Mais à l’intérieur j’ai l’impression que mon coeur brule, je ne sais pas si quelqu’un connait cette sensation, d’avoir mal à en crever, de vouloir arracher sont coeur pour enfin ne plus souffrir. »
     » J’ai l’impression que le monde tourne mais moi je reste immobile. »
    J’espère que tu vas prendre conscience que de te faire du mal n’enlève pas ton mal être je comprend que tu te sentes perdue et qu’il est facile dans les moments difficiles de sombrer dans l’alcool ou autre dépendance auto destructrice.
    Essaye peut être de te réfugier dans des choses qui te procureront du bien être tels que le sport, la musique…Je ne prétend pas connaitre la solution à ton mal être mais juste je sens que ta satifaction n’est pas satisfaite lorsque que tu te réfugie dans l’alcool ou autre( « Je ne sais plus quoi faire quand j’avais 14h c’était la mutilation, vers 17-18 ans c’était l’alcool maintenant je ne sais plus dans quelle connerie je vais me réfugier. »)

    « Le soutien de nos proches est essentiel dans notre mal être. »

  44. Shiori dit :

    Je ressent la même chose que KARINE en ce qui concerne le contact avec les gens. Je préfère la compagnie des animaux, toujours là pour nous. Je ne me sens pas bien avec les gens, devoir toujours faire attention à ce que l’on dit, ce que l’on fait, si on est présentable,… Et puis je n’ai jamais été très causante, à dire ce que je ressent.
    Je ne sors que très rarement avec mes amis.
    Alors je m’invente des histoire, je les dessine (enfin j’essaye) c’est sans doute ma façon de combler ce manque de contact.

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