Et puis un jour



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Je pense que j’étais sur une pente glissante depuis des années. Sans m’en rendre compte, petit à petit, je prenais moins de plaisir à vivre, je vivais moins bien les contraintes du quotidien, j’étais moins ouvert. Et puis un jour, il se produit un événement traumatisant, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Pour bien imaginer ce qui s’est passé en moi, il suffit de penser à une forêt complètement sèche du sud de la France en été. Avec un peu de mistral et une petite étincelle, le feu prend et dévaste tout. L’étincelle n’est pas forcément énorme mais ses conséquences le sont car le terrain est propice.

J’étais vulnérable sans le savoir. En quelques mois, la pente s’est accentuée et ma chute s’est accélérée brusquement. Des événements anodins sont devenus insupportables. C’est alors une remise en cause générale de la vie qui s’opère. On cherche à fuir un cadre qui ne nous convient plus pour en trouver un nouveau plus adapté sans avoir conscience que le problème n’est pas tellement le cadre mais plutôt la manière dont on le regarde. C’est ainsi que l’on se lance dans une fuite en avant où l’espoir d’un changement radical nous permet de survivre à un quotidien devenu pénible. On passe son temps à chercher le changement pensant y trouver l’apaisement. Mais plus on fuit et plus l’instabilité s’installe. On ne parvient pas à retrouver l’équilibre précaire des années précédentes puisqu’on le rejette pensant qu’il est à l’origine du mal être actuel. Il faut alors tenter de trouver un nouvel équilibre, qui sera forcément différent du précédent, notre vision de la vie étant marquée de manière irrémédiable par le traumatisme de la dépression.

En ce qui me concerne, l’éclatement de la cellule familiale fut l’élément déclencheur. Lorsque l’on voit ses parents se haïr, c’est toute l’image que l’on se fait de l’amour entre un homme et une femme qui est égratignée. A ce moment là, j’ai vu mon équilibre brusquement se briser. Je ne pensais pas pouvoir y survivre. Et pourtant, des années plus tard, je suis toujours là. J’ai perdu tous mes repères, comme si l’on retirait son GPS à un homme au milieu du désert. Je n’ai toujours pas retrouvé le GPS que j’avais à l’époque pour guider ma vie mais j’ai traversé une grande partie du désert. En gardant le cap, on perd certes du temps faute d’un chemin bien tracé mais on finit par avancer et trouver une route différente de celle que l’on avait imaginé mais qui nous permet quand même d’évoluer.

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34 réponses à Et puis un jour

  1. lisa dit :

    depuis 2 mois je suis triste et ressent très mal les évènement du quotidien alors je m’isole par tristesse.je vois un psy depuis peu car mes parents me le demande mais je ne veux pas lui parler.Que faire pour remonter la pente?

  2. Moi dit :

    Si tu commençais par parler, peut être que cela t’aiderait. Parler permet d’évacuer un peu ce que l’on a en soit. Les effets de la parole sont difficiles à appréhender à priori mais ils sont reconnus, tu peux me croire. Après, il faut aussi que tu aies une certaine confiance en ton psy pour pouvoir t’exprimer librement.

  3. moi dit :

    Ce tunnel noir parait telement interminable…Etre déchiré par les multitudes
    d’événements, ne pas arriver à réelement faire comprendre ce fardeau de douleur constant qui perdure…Avoir un sale gout amer, et le chemin qui s’assombri…Ne pas arriver à faire le pas pour se faire sortir de la…

    Ouais c’est vrai que c’est un peu sa…

  4. Naé dit :

    Et entendre des gens te dire « mais je comprend pas, tu as tout pour être heureux »

  5. Moi dit :

    Avoir tout pour être heureux, cela ne veut rien dire… Chacun voit midi à sa porte et ce qui va être important pour quelqu’un ne l’est pas pour une autre personne. Ce sont souvent des gens jaloux qui vont tenir ce discours…

  6. Chris dit :

    Pendant bien des années je n’aimais pas parler de mes problèmes, je gardais tout pour moi, le paradoxe est le fait que j’aimai écouter les problèmes des gens et les aider pour qu’ils aillent mieux, je n’aime pas voir des gens souffrir car je sais que la souffrance du coeur est terrible. Cependant en ce temps là, la vie entre guillemet ne s’était pas jeté vulgairement sur moi.

    Récemment j’ai vécu une séparation très douloureuse et depuis je sais ce que sait qu’être « en dépression ». Quand ça va, on se sait pas si dans une heure ça sera toujours le cas, si le soir ça sera toujours le cas, le lendemain ect… et c’est vrai que pouvoir parler avec quelqu’un fait du bien, sans trop savoir pourquoi. Je pense que tant qu’on ne vit pas une relation similaire on ne peut pas vraiment comprendre ce que l’on ressent.

  7. line dit :

    je sais ce que c’est que la dépression. être constamment triste et espérer que demain nous apporte un peu de réconfort, j’en sais quelque chose. le pire c’est de ne pas avoir une oreille attentive et compréhensive car il faut connaitre ce que c’est pour compatir. J’essaie de confier mes angoisses et mes craintes à Dieu mais c’est pas évident. SA pourri la vie ,sa vous éloigne de votre entourage et tu es toujours seul. Je voudrais tellement guérir de sa et prendre la vie du bon côté. Moi c’est mon quotidient

  8. Guyguy dit :

    Le pire pour moi, c’est d’avoir tenté d’en parler à 2 ou 3 personnes dont ma mère qui n’a pas la même conception de la dépression que moi. Elle me compare à certains qui « EUX » ont fait de graves dépressions… Pourtant elle ne sait pas que j’ai vécu un calvaire de 8 mois en 2006. J’avais eu un répit mais voilà que c’est difficile de nouveau. J’ai un travailleur social, des médicaments mais la vie est difficile. La seule chose qui me motiverait, c’est de rencontrer un conjoint et de tomber en amour. Je traverse des difficultés au travail, je me sens moins bonne ect. Je me dis que je suis peut-être pas assez énergique et que je ne me force pas assez… mais l’énergie me manque!

  9. moi dit :

    Lorsque l’on est dépressifs, on espère toujours trouver l’amour pensant que c’est le meilleur remède. Je pense que c’est très difficile de trouver l’amour quand on est dépressifs car on a une piètre image de soi et dans cette situation, difficile d’attirer et séduire…

    Après, c’est un cercle vicieux, ne rien faire fatigue et la fatigue nous empêche de faire… Il faut donc se forcer un peu, au départ. Plus facile à dire qu’à faire.

  10. Guyguy dit :

    Mais le plus étrange, c’est lorsque je suis avec un amoureux, j’ai cofiance, tout va 100 fois mieux. La vie à deux est mon objectif dans la vie… c’est peut-être un peu pour ça aussi…???? Mais mon danger, c’est de tomber en amour trop vite.. je me connais!

  11. moi dit :

    En effet, on a tendance à céder à la facilité lorsque l’on souhaite à tout prix trouver quelque chose…

  12. Je dit :

    Croyez vous que si une personne depressive qui en sort avec une autre , pourait disons faire des domage ou il pourait se comprendre et s’entraider de facon continue ?
    Moi je crois que sa ne marcherais pas mais j’aimerais penser autrement .
    merci de repondre .

  13. Doloris dit :

    Ce désert je le connais bien, j’y suis perdu. Bonne route ;-)

  14. shadow dit :

    Bonjour,

    Je vis une dépression majeure, je vais chez le docteur et le psychologue mais je me rend compte que la source du probleme est + grande, mes parents ont aucune estime de moi, je souffre, je veux mourrir mais si j’en finis avec la vie, je vais laisser ma fille orpheline, je ne veux pas ca mais j’ai l’impression que je suis dans un cul de sac et que je ne pourrai jamais m’en sortir, j’ai personne qui m’aide uniquement mes docteurs mais aussitot revenue à la maison, les problemes recommences…..J’aimerais avoir une solution a tout mes problemes aider moi svp

  15. Moi dit :

    Bonjour,

    Il faut que tu te fasses aider, c’est la seule manière de t’en sortir. Il faut aussi que tu aies envie de t’en sortir, je crois que le fait de voir grandir ta fille peut constituer un bon objectif.

    Bon courage!

  16. criss dit :

    ou en est tu aujourd hui j espere que tu nas pas commis l irreparable dit moi moi aussi j ai traverser la meme chose et je m en suis sortis

  17. Moi dit :

    Non je n’ai pas commis l’irréparable… S’en sortir, j’en rêve parfois mais j’y crois pas trop, c’est si difficile…

  18. Tatator dit :

    Hummm….

    Depuis peu je me suis mis à blogger aussi.

    Cela fait un an que je ne sors pas autrement que pour des entretiens d’embauche, qui ne se concrétisent jamais.

    Je suis une taupe, j’ai pris 20 kg, uniquement parce que je ne fais rien. Je me suis installé dans une ville il y a un an pour un job, qui n’as pas fonctionné (l’employeur ne payais pas).

    Depuis, je suis dans une ville que je n’aime pas, sans emploi et je n’arrive plus à en retrouver. J’ai glissé doucement mais surement dans un tunnel noir, sans fin, sans sentiment, sans rien.

    Je n’aime plus ma femme, je n’aime plus mon métier, je n’aime plus rien…

    Si j’en avais le courage, je me suiciderais, parceque ma vie ne veut rien dire.

    Je ne vais pas la raconter, trop long et compliqué à comprendre. Je ne veut pas de sentimentalisme. Il est tellement difficile de faire en sorte de revivre tout normalement, comme si cela était passé inaperçu…

    A quoi bon souffrir toute sa vie, faut il être touché physiquement pour demander à mourrir ? N’être rien suffit, je pense…

  19. moi dit :

    Tatator,

    Pour aimer ta femme et ton métier, il faudrait que tu commences par t’aimer un peu… Tu ne sembles pas avoir beaucoup d’estime pour toi. Pourtant tu aurais sûrement plein de raisons d’avoir de l’estime pour toi, tu as probablement réussi beaucoup de choses dans ta vie.

    Il faut que tu commences par réapprendre à t’apprécier tel que tu es… Fais du sport, cela peut être un bon vecteur pour te sentir mieux dans ton corps… Pour le job, c’est dur en ce moment. Peut être devrais tu songer à changer de région, à élargir ton champ d’action…

  20. binsinger dit :

    J’ai 36 ans, je suis mariée avec un homme formidable, j’ai trois enfants, dont une ado qui as fait une TS au mois de novembre, j’étais déjà une personne fragile avec un parcours de vie difficile.
    fin février, j’ai fais une tentative de suicide médicamenteuse, j’ai eu droit au séjour en réanimation intubée, ventilée, puis transfert en unité psy pour 5 semaines. Je suis sortie il y a 4 jours, je me sens toujours aussi étrangère à ma vie, je respire mais je n’ai pas d’envie sinon me retrouver seule au calme. J’ ai peur de ne jamais m’en sortir, et j’ai surtout le regret tenace de ne pas avoir réussi à partir ce soir là

  21. moi dit :

    Il y a des hauts et des bas dans la vie… Je dénote néanmoins des signes d’espoir dans votre message. Vous reconnaissez avoir un mari formidable et vous avez l’envie de vous retrouver seule au calme.

    La peur de ne pas s’en sortir est bien naturelle dans votre situation. Cependant, cette peur ne doit pas vous empêcher d’avancer. Au contraire, vous devez l’utiliser comme un ressort, ne laissez pas vos angoisses guider votre vie. Chacun fait des erreurs, la peur de se tromper, de mal faire, d’échouer ne doit pas être un obstacle. Il n’y a que ceux qui ne tentent rien qui n’échouent jamais…

  22. FANTOMETTE 2010 dit :

    Courage Binsinger. Pourquoi la peur de ne pas pouvoir s’en sortir ?
    Tu as pris le temps d’écrire un message sur ce blog dépression Alors déjà une étape. Tu dis que tu as un mari formidable Je sais bien lorsque l’on fait de la dépression personne ne comprend notre état de tristesse d’envie de mourir pour en finir, il faut sortir du « tunnel dépression » avec l’aide d’un psy c’est dure ça fait souffrir. Il faut essayer de donner l’exemple à ta fille d’une mère qui s’en sort et ne compter que sur toi même COURAGE !!!!
    Je sais bien que c’est difficile mais avec le temps de parler de tes angoisses on y arrive pas à pas mais sûrement à surmonter nos angoisses qui nous empoisonne la vie. Apprendre à ranger le passé dans un coin du cerveau . L’ancienne histoire vécue est un super polar , maintenant il faut changer les héros ! Tu es l’acteur de ta propre vie Tu n’es pas la seule à faire de la dépression Te dire je m’en sortirai il le faut tu y arrivera ça prendra beaucoup de temps

  23. seb dit :

    Il y a des fois dans la vie on ne comprend rien à ce qui nous arrive, c’est mon cas depuis plusieurs mois … la pente glissante il me semble que j’y étais moi aussi depuis pas mal de temps mais à mon insu. Et voilà 2 mois quelque chose de parfaitement anodin, presque ridicule, en tout cas ça défie parfaitement ma logique; une femme a fait son entrée dans mon environnement professionnel, à la première minute où je l’ai croisée ma vie a basculé …
    J’étais heureux me voilà malheureux, j’étais insouciant me voilà assailli de doutes, je croquais la vie à pleine dents et je peine à retrouver des occupations qui me motivent, j’étais plutôt solitaire et il m’arrive de paniquer à l’idée de me retrouver seul, je ne m’appesantis pas sur la perte de sommeil cumulée à un appétit inconstant et une libido complètement disparue …
    Je ne parviens pas à comprendre comment une simple rencontre puisse faire basculer une vie de cette manière, c’est parfaitement irrationnel. Je la croise désormais régulièrement, mon état s’améliorant dans la foulée, mais entre ces brefs épisodes ma vie perd beaucoup de son sens…
    J’ai fini par mettre un nom sur le premier état, certains appellent ça l’amour, en revanche je ne saisis pas le lien avec le second sur lequel je refuse de mettre un mot mais face auquel je suis parfaitement impuissant ces temps ci..
    Beaucoup pensent que l’amour est la solution à ce mal de vivre, chez moi il en a été la source. J’attends les jours meilleurs :)

  24. moi dit :

    L’amour est un sentiment très puissant qui est souvent très positif mais peu aussi parfois malheureusement se retourner contre nous lorsque l’on vit une situation complexe.
    Bref, faites attention à ne pas vivre votre amour par procuration, ce n’est pas bon. Essayez de sortir de ce schéma où l’imaginaire prend le pas sur le réel.

    Bonne chance!

  25. Nuage dit :

    Cela fait très longtemps que je souffre d’épisodes dépressives. Je sais ce qu’il faut faire pour m’en sortir mais je n’arrive pas à faire les efforts pour AGIR. Je me sens complètement paralysée. Plus les années avancent, plus je trouve difficile de conjuguer avec cette maladie. Mais pourquoi on l’appelle ainsi? Si c’est le cas, j’attends toujours l’antidote pour m’en guérir.

  26. moi dit :

    Je te conseille vivement de faire une thérapie, cela t’aidera probablement à avancer.

  27. annie dit :

    elle est là j’ai peur et je sais qu’elle me fatigue j’ai envie de partir loin loin je ne respise plus j’étouffe!! il n’y a pas de remède miracle (traitements spy, ) j’arrete tout celà mare de tenir le coup (bolot, maison, enfants, mari!! tout se repose sur mes épaules je suis atirée par l’envie de partir et tout quitter !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  28. moi dit :

    Annie,

    Vous êtes vous interrogée sur les raisons de votre surexposition qui aujourd’hui vous pèse tant? On n’accepte pas des contraintes très lourdes très longtemps s’il l’on ne s’y retrouve pas quelque part. Qu’est ce qui a fait qu’à un moment vous l’acceptiez et qu’aujourd’hui, cela vous semble moins acceptable? Il faut prendre le temps de la réflexion et de l’analyse pour faire évoluer la situation ou votre façon de l’apprécier.

  29. Pepsy dit :

    La dépression : Une vraie pique assiette qui s’invite au festin, un crabe qui nous ronge de toute part, on l’appelle même le cancer de l’âme… une épée de Damoclès au dessus de ma tête tous les jours même après guérison, elle est là, tapie en moi, je la garde bien présente, je ne l’oublie pas, comme pour mieux la surprendre, la combattre si elle l’envie lui venait de pointer de nouveau le bout de son nez… la maladie m’a volé quatre années de ma vie, je parle de celles dont j’ai pu me rendre compte, le malaise est bien peut-être plus profond en fait… Il y aura toujours un avant et un après la maladie… Je suis sevrée depuis plusieurs années d’anxios et anti dépresseurs, il y a toujours un élément déclencheur qui a fait que… plus qu’un autre, un jour, notre vie bascule, ça elle m’est tombée dessus un soir de réveillon du 24 décembre, quelques jours avant, je m’étais bien aperçue que quelque chose clochait mais je ne savait pas le définir et ce soir là, les premières peurs, les premières angoisses… le trou noir, les parois auquelles on essaye de s’agripper, parfois, je me suis laisser même descendre plus bas encore comme pour mieux remonter, me mettre en danger , je connais… on passe par tout je pense… les gens que l’on aime ne nous retiennent pas forcéméent à la vie (bien que je n’ia jamais attenté à mes jours, j’en ai eu les pensées bien sur comme de nombreux dépressifs), survivre ne m’interressait pas… ce n’est pas mourrir que je voulais, je voulais jsute ce que tout le monde veux ici sans doute, ne plus souffrir, que tout ça s’arrête… La dépression fait peur, au contacts de certaines personnes c’est pestiférée (la personne comme pour la maladie, moi je l’ai ressentie comme cela) on la cache et on en a honte d’ailleur la plupart du temps, les « autres » pensent qu’elle est contagieuse, que s’ils nous parlent, nous cotoie, ils vont l’attrapper, elle reste très souvent incomprise et ce par l’entourage lui même du malade… Je reconnais que rien n’est simple pour les proches mais pour nous, ce sont ils seulement posés la question… En parler fait du bien (ma belle famille ne sait toujours pas pour moi) mon médecin a du tapper du poing sur la table pour tenter d’expilquer à mon mari ce dont je souffrais… ça a peu servi, il ne l’a jamais reconnue… Quan don parle de la dépression, l’exterieur et parfois à l’interieur de notre foyer, on nous assimile la dépression à la folie, ça c’est connu et reconnu… Ecrire aussi peut être salvateur… Je suis tombée ici par hasard, je me sentais fragilisée et en tapat le mot déprime, j’ai découvert ce bloc que j’ai enregistré pour y revenir et le lire plus tard… Essayer, essayer, c’est déjà guérir, essayer quelque chose, peut-être même se forcer un peut à faire les choses, ne pas rester suel avec ça, en parler à quelqu’un, un professionnel aussi… a plusieur on est toujours plus fort pour se battre que tout seul… Bonne continuation et bon courage à tous…

    Pepsy…

  30. Alicia dit :

    Je me reconnais dans le témoignage de beaucoup ici mais n ai jamais pu en parler à un psy.
    La dépression ennuie l’entourage et je ne suis pas fière quand je pleure au réveil en me demandant ce que je fais encore ici pour qui, pourquoi…
    J’ai déjà élaboré tant de plans pour en finir mais il y a toujours un petit quelque chose qui me retient comme mes enfants qui pourtant ne me montrent pas tellement d’amour.
    Je pense que l’amour est la meilleure des solutions.
    L’obsession du suicide reste ancrée à tout jamais.
    Les médicaments nous endorment le cerveau et je me rends compte qu’on ne raisonne plus comme une personne normale.

  31. Breathless dit :

    Bonjour
    Je ne sais pas si je suis dépressif ou d’humeur dépressive mais ce qui est sur c’est que je vais mal. J’aimerais consulter un psy mais je n’en ai pas le courage et encore moins les moyens! Je me sens seul malgré la présence de ma famille. Je suis tellement réserver sur ma situation que je n’arrive même pas a parler a ma famille. Je m’en veux de manquer de courage car je n’arrive même pas a parler de choses qui peuvent sembler banales pour quelqu’un. Des fois je me dis même que j’aurais préféré ne jamais exister. Un sentiment constant de faire honte à ma famille. Tout le monde me delaisse autour de moi et pourtant j’ai juste besoin de parler.. Quoi qu’il en soit je ne sais même pas pourquoi je viens m’exprimer sur ce site puisque personnes ou du moins rare seront les personnes qui vont me lire.. Bon courage a tous et j’espère que vous vous porterez mieux par la suite.

  32. Sophie dit :

    Breathless

    Je voulais te dire qu’il existe dans les villes un centre médico psychologique c’est gratuit et tu as à ta disposition des psychologues et psychiatres.
    Voila pour l’info. Bon courage!

  33. Shiori dit :

    bonjour,
    ça fait déjà plusieurs années que je m’enfonce. J’ai peur de tout, du regard des gens, de voir mes animaux mourir, des notes au lycée, d’ailleurs cette peur a fait que je vais arrêté le lycée ce lundi.
    Quand je suis avec des personnes ça va plutôt bien, enfin je fais comme si. Mais dès que je suis seule je pleure.
    Récemment j’ai pensé au suicide mais sans vouloir réellement le faire, mais j’avais envie de me faire mal (je l’ai pas fait). D’avoir envie de me faire du mal m’a fait peur alors je me suis décidé à en parler ( ça a été très dur), ou plus précisément, j’ai donné à ma mère mon cahier ou j’ai marqué tous mes ressentit depuis 4 ans.
    Je croyais que ça m’aiderais mais ça n’a pas changé grand chose. Ma mère essaye de me parler mais j’y arrive pas, ça fait trop mal. Ce qui me fait le plus mal c’est que je ne comprend pas pourquoi je me sens si mal.

  34. Nathy dit :

    Bonjour,

    je découvre ton blog et dans tes écrits j’ai la sensation que tu parles de ma vie, de ma traversée du désert, des questionnements du pourquoi en être arrivé à ce point. Moi aussi j’ai connu cette pente glissante qui t’entraîne sans que tu ne peux d’accrocher à une branche pour stopper cette descente.
    J’avance un jour et recule le lendemain, ce cercle infernal. A quand le bout du tunnel !!

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