L’amour comme anti-dépresseur



L’amour que nous porte notre entourage est probablement l’un des premiers remparts face à la dépression. C’est aussi l’un des meilleurs ressorts permettant d’accompagner la sortie de l’état dépressif.

Cependant, les personnes dépressives ayant tendance à se replier sur elles mêmes, souvent pour se protéger d’un ennemi dont elles ne connaissent pas le visage, il faut trouver des stratégies affectives pour parvenir à leur transmettre de l’amour sans que cela ne soit vécu comme une intrusion, une menace voire une agression. La présence, la disponibilité et l’écoute sont alors très importantes.

Les personnes dépressives souffrent souvent de leur solitude même s’ils l’entretiennent. Il faut réussir à enrayer cette solitude sans pour autant remettre en cause le fragile deséquilibre que le dépressif essaye de maintenir. La solitude est un refuge mais comme le montagnard, le dépressif doit sortir de son refuge pour affronter la montagne sinon il tourne en rond et se morfond.

Je ne pense pas que l’amour suffise pour guérir d’une dépression grave mais ce dont je suis assez convaincu, c’est que sans amour et sans soutien, c’est très difficile de s’en sortir seul. L’amour est une forme de confiance, de reconnaissance et d’attachement. Lorsque l’on n’a pas confiance en soi, que l’on manque de reconnaissance et que nos attaches ont tendance à devenir de plus en plus floues, si personne ne maintient le lien et ne nous renvoie une image positive, le risque de sombrer est grand.

Le plus difficile pour l’entourage est d’accepter de donner de l’amour sur le court terme sans recevoir en retour beaucoup de positif, quand ce n’est pas que du négatif. La relation avec le dépressif est assez unilattérale. Il absorbe beaucoup mais souvent ne donne pas grand chose de positif en retour. Il faut accepter la situation comme elle est et essayer d’apporter ce que l’on peut à l’autre. L’amour n’est pas toujours un échange équilibré à court terme mais à long terme, il y a quand même heureusement souvent une certaine convergence dans l’échange.

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31 Responses to L’amour comme anti-dépresseur

  1. pascale says:

    Vivre au quotidien avec un ou une depressive est décourageant Je sens moi meme ce que je fais subir aux autres, toujours tourner autour des mêmes problèmatiques, je ne vais pas bien. tout le monde en est attristé et l’on s’en veut de faire souffrir ceux que l’on aime. C’est pour cela que l’on pense souvent être un fardeau et on espère parfois s’endormir et ne plus se réveiller.
    Retrouver le bon chemin est un effort, tout devient effort, souffrance. On finit par se dire que les autres ne vous supportent plus car vous nêtes pas drôle forcément !
    Bon courage aux déprimés et aux conjoints des déprimés

  2. moi says:

    Dans la vie, on ne peut pas toujours être au top. Avoir une personne malade dans son entourage, ce n’est jamais agréable ou drôle mais que cela soit une dépression, un cancer ou autre chose, cela fait malheureusement partie de la vie et il faut bien faire avec…

    Il ne faut pas culpabiliser d’être dépressif, c’est une maladie et donc on en est pas responsables. On ne décide pas de devenir dépressif un matin en se levant. C’est une maladie qui se révèle souvent suite à un événement douloureux et après, c’est une lutte de tous les instants pour s’en sortir.

    Bon courage Pascale!

  3. zoppis says:

    je n’en peut plus de ma dépression c dur !!!! tout le monde souffre de ca et personne ne comprend !!!!! j’entend souvent aller c un coup de blues reprend toi mais putain oui j ai envie mais je ne peut pas

  4. toader says:

    Bonjour,
    Je suis dans une situation un peu compliquée.
    Je suis mariée avec une femme qui m’aime et que j’ai aimé, avec des enfants merveilleux, mais je suis tombé amoureux d’une autre femme qui ne m’aime pas.

    J’ai consulté un psychotérapeute qui m’a conseillé de ne foutre pas en air en vie. Truc avec qui je suis absolumment d’accord.

    Je me suis rendu compte et j’ai offert mon amitié a cette deuxieme femme. Pas dans l’éspoir de l’avoir ni comme maitresse ni quitter ma femme pour elle mais juste car je sais que cela m’aurait amene à la tranquilité nécessaire et au fur et à mesure, en quelques années l’amour fou disparait. (j’ai vecu dans ma jeunesse une experience pareille et j’ai gueri en restant copains très proches après une rupture).

    Sauf que cette deuxiéme femme a réfuse ce que j’ai démandé, qu’on se voit et qu’on ai une communication qui ne tombe pas toujours à ma charge. Cela me perturbe énormement car on a eu des liens d’attache assez fortes auparavant. Je ne comprend pas pourquoi elle l’a réfusé, j’accepte cela sans me poser des questions et sans etre deçu. Peut-etre c’est mieux comme ça.

    J’avoue, par contre, que cela est une experience extremement dévalorisante et je me sens très mal. Je vais voir mon thérapeute mais comme je ne ressens aucune amélioration dans mon équilibre intérieur mais en permanence une immense déception, depuis des mois, je me demande comment faire pour retrouver l’interet pour les autres choses. (et ça coute cher et donc on est un peu limite cote depense/revenues en famille).

    Avez-vous une « recette miracle »? (je plaisante bien sur).
    Franchement, je n’ai pas besoin des mots d’encouragement mais je voudrais savoir s’il y a des experiences similaires dont vous avez connaissance et s’il y a des choses qui soulagent la desillusion, la déception, la manque d’interet pour tout dans un cas de figure comme celui-ci.

    Merci,

  5. moi says:

    Bonjour,

    Il n’y a pas vraiment de recette miracle. Il n’y a que le temps et un peu (voire beaucoup) de réflexion qui puissent vous aider.

    Commencez par évaluer objectivement ce que cette relation vous apporte concrètement? D’après ce que je comprends, vous vivez surtout dans l’espoir d’une relation, vous vous investissez beaucoup mais n’obtenez pas grand chose en retour. Croyez vous vraiment que la balance puisse s’équilibrer? Pensez vous qu’on puisse forcer quelqu’un à nous aimer à l’usure, à force de persévérance?

    Et si vous investissiez toute cette énergie pour renouveller votre relation avec votre femme et vos enfants, n’en retireriez vous finalement pas plus de bonheur?

    Je sais que c’est très dur mais essayez de prendre du recul et d’évaluer objectivement la situation. Voyez ce qu’elle vous apporte de positif et de négatif et tirez en des conclusions. Vous êtes face à un blocage qui vous faire souffrir. Il faut que vous sortiez de ce blocage par un moyen ou un autre. A vous de trouver la suite qui vous convienne. Ce n’est pas sûrement pas évident mais là vous n’acceptez pas une réalité qui semble pourtant s’imposer à vous.

    La thérapie est un excellent support pour vous aider à y voir plus clair et avancer. Mais sachez que vous avez les réponses en vous. Vous ne les avez juste pas encore explorées de manière sereine et réaliste.

    Bon courage à vous!

  6. toader says:

    mes enfants ont ce qu’ils faut. tout de moi.
    avec ma femme c’est un peu compliqué. je l’affectionne plus que l’autre. je ne l’aurais pas marié sinon. :)
    ce n’est pas dur ce que vous dites. :) c’est du bon sens. :) sauf que si les choses etaient si géometriques dans moi-meme que dans ma tete (que je croyais auparavant) j’etais pas assez penible de laisser un message ici.:)

    ça par contre c’est un truc interessant :
     » Pensez vous qu’on puisse forcer quelqu’un à nous aimer à l’usure, à force de persévérance?  »
    si vous ne savez pas la réponse je peux vous répondre :
    « parfois oui, parfois non. »

  7. moi says:

    On ne peut pas forcer une femme à nous aimer à l’usure… On peut la séduire mais la forcer non. On n’aime pas quelqu’un parce qu’il nous a tellement mis la pression qu’on en peut plus de lui résister et qu’on préfère lui céder pour le calmer…

  8. toader says:

    je ne veux pas la forcer. je veux son amitié. la vraie.
    pourquoi personne ne crois plus en amitié de nos jours?

  9. senga says:

    Moi, j’aime un grand déprimé, et c’est vrai qu’en ce moment je ne reçois pas beaucoup (par rapport à mes attentes personnelles) de sa part, car il n’est pas en mesure de pouvoir donner actuellement.
    Je me fais suivre de mon coté pour apprendre à gérer ce manque de retour, car je l’aime et je ne veux que son bonheur.
    Il a eu des sentiments pour moi et en a surement encore, mais il ne peut pas s’en rendre compte actuellement, donc je laisse faire le temps… le temps qu’il retrouve ses repères. Je l’assure juste de ma présence et de mon soutien en cas de besoin, et je tente de faire ma vie de mon coté en attendant, pour être forte le jour où je le retrouverai et assumer d’éventuelles rechutes. car la vie n’est pas un long fleuve tranquille quand on est dépressif…

  10. cecile says:

    j’ai rencontré un homme l’été dernier, je l’aime vraiment ma sa dépression me fait vivre un enfer, je n’arrive plus a le suivre, il a des comportements anormaux, il n’a pas conscience d avoir une maladie, il est encore dans le déni…je ne peux pas supporter de le voir se détruire….je dois me protéger et le quitter au moins pour un temps….le chemin qu’il a a parcourir lui est personnel….je suis perdu….j’aimerais juste qu’il accepte de se faire soigner….mais il se crois plus fort que les autres et sa force deviens une faiblesse ou une excuse… quoi faire???? j’en peux plus!

  11. moi says:

    Il faut faire ce que votre coeur vous dit de faire. Si cette situation est insupportable, protégez vous, au moins pendant quelques temps…

  12. Trahi..... says:

    J’étais depuis longtemps sur une pente fragile, puis, ma famille et moi avons déménager à 4 h de la ou j’habitai avant.
    Cela m’a fait un choc, et depuis je fait une dépression….
    Cela fait maintenant un ans et demi.
    Il y a un homme, que j’aime vraiment énormément, et rien que de me dire qu’il y avait une chance, j’ai commencé à sortir de cette dépression. Seulement, je viens de me rendre compte que il a une petite copine…..
    Je suis au bout, je me sens trahi, alors que lui n’a rien fait pour ça…. j’en veut à tous le monde, je ne sait plus quoi faire, je replonge, encore plus profondément.

  13. coligny says:

    A Senga. Vos propos montrent que, pour le déprimé ( ou dépressif ), l’attitude de l’entourage est très importante. Mais cela demande une volonté bienveillante et sans faille des accompagnants, chose peu aisée.
    Une attitude compréhensive et bienveillante supplée le meilleur des médicaments ( sans toutefois le remplacer). Bien à vous.

  14. Lisa says:

    Bonsoir,
    après avoir lu ce blog et y avoir trouvé une grande source de compréhension de la part de tous, je me permets de parler de mon cas, ou plutôt du cas de celui que j’aime. Peut-être pourriez vous m’aider à y voir plus clair et à adopter l’attitude qui convient pour l’aider…

    Après un an et demi de relation passionnée, en quelques mois « tout » s’est effondré.
    Depuis le début de l’année scolaire, il s’est montré de plus en plus distant. Besoin de solitude, recentrage sur soi, j’ai été mise à l’écart et je n’ai pas su comprendre ce qui se tramait tellement tout fût précipité. Il s’est renfermé sur lui-même, se confinant dans son mal-être et a perdu beaucoup de poids, et malheureusement je n’ai rien pu faire pour enrayer ce processus, malgré tout l’amour que j’ai pu lui donner.

    Nous nous voyons de temps en temps (toujours trop peu à mon goût), cela a fluctué au cours des mois. J’ai l’impression de l’oppresser lorsque je lui demande si je peux le voir ou que je lui envoi des messages amoureux auxquels il ne répond pas. Il arrive fréquemment qu’il ne soit pas très gentil avec moi, restant froid, chose qu’il essaye de réparer par la suite en m’envoyant des messages d’excuses. Pourtant, je sais qu’il m’aime, et la seule chose qui me permet encore de continuer à offrir mon amour avec si peu de retour est l’espoir d’une fin heureuse à cette histoire. Je me suis accrochée à l’image que j’avais de lui avant ce déclin, et aujourd’hui encore je n’arrive pas à l’oublier. Je me dis que s’il a changé dans un sens rien ne l’empêchera de changer à nouveau. Est-ce une utopie? On me dit que je dois apprendre à l’accepter tel qu’il est mais je ne sais plus distinguer le mensonge et la vérité dans son comportement.
    Au départ il ne me parlait pas, il a commencé un peu à délier sa langue au sujet de son mal-être il y a peu, et j’ai vu qu’il essayait de se remettre à manger normalement, ce sont donc des choses plutôt positives je pense.

    Vos écris me laissent de l’espoir, oui on peut sortir de la dépression, mon ami se fait d’ailleurs suivre par un médecin (chose qu’il ne m’a pas dite, j’ignore pourquoi, et que j’ai apprise d’un ami commun) mais l’attente devient longue et je suis terrorisée à l’idée de vivre tout ce chagrin pour « rien ».
    J’espère que j’arriverai à tenir bon et à l’aider, cela devient très éprouvant de gérer cela et je me sens très seule. J’attends vos conseils avec impatience, le temps devient long et les larmes trop présentes… mais je l’aime trop pour l’abandonner.

  15. moi says:

    Courage Lisa! Cette situation n’est pas simple et agréable à gérer. Ecoutez votre petite voix intérieure. Lorsque la situation sera devenue invivable, vous y mettrez un terme. Peut être qu’elle finira par s’améliorer mais sachez que cela peut prendre beaucoup de temps et que l’issue est incertaine.

  16. Sophie says:

    Courage Lisa!
    J’espère qu’effectivement la situation pourra changer dans le bon sens pour vous.

  17. Eva says:

    a lisa, je te comprends car je suis dans la meme situation que toi mon compagnon aussi est depressif et c’est très dur a gérer au quotidien mais comme toi je l’aime trop pour l’abandonner. Moi aussi je le vois de moins en moins et des fois il se montre blessant sans le vouloir. Je suis rassuré de voir que je ne suis pas seule dans cette situation.

  18. Lisa says:

    Merci pour votre soutien, ça me fait chaud au cœur!

    En ce moment j’ai l’impression qu’il va mieux, même si nos rapports sont un peu tendus parfois, nous nous voyons un peu plus souvent maintenant que l’année scolaire se termine. De mon côté j’ai encore un peu de mal à jauger jusqu’à quel point je peux me montrer présente sans avoir l’impression de l’étouffer.

    Eva, j’espère que tout va vite s’arranger, même si ce n’est pas aussi rapide que ce que l’on voudrait.. Alors profite de ta vie, découvre de nouvelles choses, respire et fais ton possible pour ne pas laisser ton esprit être monopolisé en permanence par celui que tu aimes. Si je peux te donner un conseil, c’est de faire attention à rester toi-même. Après ces quelques mois, je me suis rendue compte que j’ai trop souvent oublié qui j’étais, oublié mes valeurs, pendant que je remodelais mon cerveau autour de pensées moroses et de mon manque affectif. Aujourd’hui j’ai arrêté de pleurer pour un oui ou pour un non mais ça n’a pas été simple. Je crois que dans notre cas il faut savoir relativiser…

  19. bourreau says:

    bonjour ,moi aussi je suis mariée avec 2 enfants et je pense que mon mari est en dépression.en effet il a perdu son père jeune ,sa mère et sa soeur lui on tourné le dos et même si c’est un homme comme il me dit je vois bien sa tristesse , et je le sens pas très a l’aise face a nos enfants.et au niveau sexuel en ce moment il ne me touche plus ce qui me fent le coeur.je l’aime mais il est dans le déni le plus total.il a des accès terrible de changements d’humeur et je suis pour lui en ce moment la « méchante ». je souffre énormément je ne sais plus quoi faire .

  20. moi says:

    Vous avez deux possibilités : soit vous vous retroussez les manches, vous acceptez la situation de votre mari et vous faites ce qu’il faut pour l’aider, sans garantie de résultat mais c’est votre mari et donc vous pouvez souhaiter suivre le serment d’être là dans les bons comme les mauvais moments, soit vous baissez les bras et vous passez à autre chose. Je n’ai pas la réponse idéale pour vous. La dépression, cela arrive comme un cancer ou la mort, quand on ne s’y attend pas. C’est injuste et dur mais c’est la vie qui est ainsi, il faut essayer de l’accepter. Plus facile à dire qu’à faire… Je vous envoie plein de courage!

  21. Sophie says:

    Bourreau,

    Un pseudo lourd de sens j’ai l’impression que vous vous sentez coupable de la dépression de votre mari hors vous n’y êtes pour rien!
    Je comprend votre situation car je suis en dépression et mon mari passe pour le « méchant » les fois où je vais pas bien. Juste comme l’a dit Moi essayez « d’être présente pour lui » de le soutenir à votre façon, par exemple parler de façon positive ça peut l’aider.
    Même si vous avez l’impression que votre soutien n’est pas reconnu par votre mari si il le prend mal essayez de lui expliquer que vous faites ça pour son bien. Il faut savoir repérer je pense les moments d’alccamies de la dépression pour communiquer. Car comme je dis il y a des moments de lucidité en dehors de moments de mauvaise humeur excessive.
    Bon courage!

  22. mary says:

    Bonjour,

    J’ai lu tout votre blog, merci.
    Pour ma part, j’ai beaucoup de mal a aller voir un psy, je n’y crois pas.
    Je pense connaitre la source de mon mal, et ne sais comment y mettre une fin.
    Je pense partir, loin ou pour de vrai.
    Il est vrai que l’amour peut nous aider, mais on a tellement peur d’avoir mal, qu’effectivement on le repousse, moi je suis mechante pour ne pas souffrir d’avantage même si cela me fait un mal de chien ensuite et que je regrette. On s’isole

  23. suzanne says:

    Bonjour,
    Merci pour votre blog.
    Il fait comprendre que nous ne sommes pas seul.
    Moi j’ai mal comme beaucoup, je connais l’origine de mon mal.
    Je pense partir loin ou définitivement.
    Je ne cherche pas d’ami(e), juste discuter

  24. Sophie says:

    « Vivre au quotidien avec un ou une dépressive est décourageant Je sens moi même ce que je fais subir aux autres, toujours tourner autour des mêmes problématiques, je ne vais pas bien. tout le monde en est attristé et l’on s’en veut de faire souffrir ceux que l’on aime. C’est pour cela que l’on pense souvent être un fardeau et on espère parfois s’endormir et ne plus se réveiller.
    Retrouver le bon chemin est un effort, tout devient effort, souffrance. On finit par se dire que les autres ne vous supportent plus car vous n’êtes pas drôle forcément ! »
    Ca fait trois jours que j’ai des pensées suicidaires et que je lutte contre. Aujourd’hui une dispute a éclaté avec mon mari je me sens tellement coupable de tout que du coup je lui ai mis des choses sur le dos alors qu’il n’était pas responsable.
    J’ai vraiment l’impression que rien ni personne ne peut rien pour moi…je sens mon mari désemparé les psy que j’ai vu me décourage car ils ne sont pas compétents.
    Du coup j’ai repris rv avec mon ancienne psy qui est là ou j’habitais avant, j’espère qu’elle m’aidera à y voir plus clair car pour le moment j’ai avancer par moi même mais j’ai vraiment besoin d’aide pour me dépêtrer de ma dépression je veux vraiment m’en sortir car je fais souffrir mes proches…et ça me fait mal!
    Je suis inquiète pour mon mari j’ai peur qu’il pète les plombs avant moi (niveau suicide) à force de tout prendre sur lui…j’aimerais qu’il vienne au moins une fois voir la psy avec moi car je pense qu’elle peut nous aider à gérer les crises mais il n’est pas très psy quand il s’agit de lui…….

  25. Armhand says:

    Je parcours votre blog depuis quelques semaines car j’ai moi aussi des phases de déprime qui alternent néanmoins avec du mieux…
    Je reste persuadé que la dépression n’est pas une fatalité, mais un état transitoire entre deux étapes de mûrissement de la conscience.
    La difficulté réside dans le lâcher-prise que l’on doit effectuer pour quitter un mode de pensée que l’on aime par dessus tout mais qui n’a plus lieu d’être, afin d’aller vers un autre mode de fonctionnement moins connu mais nécessaire à notre transformation intérieure.
    Je me répète alors souvent la phrase de Khalil Gibran : « la souffrance est un mur entre deux jardins ».

  26. sophie 2 says:

    salut tout le monde
    merci bcp pour votre blog
    je suis dans la même situation !
    je suis très amoureuse d’une personne très depressive ! ça fait plus de 3 semaines qu’il répond plus à mes appels ! aucun signe de vie de sa part ! pourtant je sais très bien k’il m’aime et qu’il tient bcp à moi ! je n sais pas comment m’y prendre ! merci bcp de me conseiller ! je déprime à mon tour !

  27. Sophie says:

    Tout à fait d’accord avec Armhand. La dépression nous permet de prendre du recul sur des situations vécues et nous permet d’avancer malgré tout encore faut il trouver un bon psychologue ou psychiatre qui sache non seulement être à l’écoute mais aussi donner une signification à nos maux…afin que l’on puisse avancer. Elle nous permet également de prendre conscience qu’il faut qu’on lache prise mais aussi d’accepter la vie telle qu’elle vient.

  28. moi says:

    Le silence, c’est très dur à supporter… Tu as deux positions : soit tu l’acceptes et tu l’attends avec le risque qu’il ne refasse surface que dans quelques semaines voire jamais, soit tu passes à autre chose… Dans les deux cas, tu vas souffrir. La vie est injuste :(

  29. Sophie says:

    Sophie 2,

    Pourquoi n’irai tu pas voir ton amoureux? Tu pourrais voir comment il va?
    Bon courage en tout cas!

  30. FYFY says:

    Bonjour tout le monde , je suis tomber sur ce blog en surfant sur internet, cela me réconforte de voir que je suis pas la seul à vivre ça , je m’explique :
    Je suis en couple depuis maintenant deux et demi, depuis 3 mois mon Fiancé est tomber dans une dépression jusqu’au moment ou il y a 3 semaines il a était obliger d’aller dans un centre pour problème psychologique , il y devait y rester jour et nuit . Depuis tout à empiré , déjà je pouvais pas me rendre comme je voulais , il avait un traitement lourd à prendre 3 fois par jour qui l’abrutissais d’avantage, quand je suis venu le voir , j’ai été clouer de voir son état en  » végétation  » . Là depuis 1 semaine bientôt 2 , il est rentré chez lui ou il doit aller chaque jour dans un Hôpital de jour pour y suivre des activités , il a toujours un traitement fort à prendre . Entre les cachets anti dépresseurs , cachets pour l’angoisse et des anxiolytiques , je trouve cela beaucoup trop pour ce qui lui arrive. Il est volontaire pour sans sortir mais d’un autre côté , il se rend compte que sa mère je cite ses mots  » M’oblige à prendre tout ses médicaments, qui me rende à plat et sans énergie  » que voulez-vous faire face au désespoir de mon fiancé ? Je suis toujours entrain de le rassurée, je suis à son écoute, j’essaie de mettre à plat les choses , mais d’un autre côté quand je voie la réaction que peu avoir sa mère même moi ça me met dans tout mes états , limite elle lui a rétorquer :  » que si il arrêtait de prendre tout ses cachets et qu’il allait plus à l’hopital de jour, elle le foutais dehors !  » J’ai pas trouver son attitude bien, je trouve que cela va empiré l’état de mon fiancé ! Déjà à la base nous savons pourquoi , il est en mal avec lui même car il a était licencier depuis 1 an et demi pour raison abusive , il a eu beaucoup de mal à accepté , je l’ai rassurée , ça la aider mais d’un autre côté que voulez-vous faire quand son entourage lui bassine les oreilles avec le terme  » Ta postulé, tu en es ou dans tes recherches , tu as été t’inscrire aux agences intérim …  » que voulez-vous que ça face en lui d’entendre ce genre de mot ! Voila maintenant , il a perdu confiance en lui, il a basculé dans la déprime et à ce jour , je dois faire à l’idée que mon fiancée est pris entre deux mûrs ( les médecins, psy et sa mère ) . Résultat il fait des fixations sur son anciens boulot, il aimerait tant retrouver un emploi qu’il en fait des fixations sur ce qu’il faisait avant .. je suis d’un côté contente qu’il est volontaire pour sans sortir mais d’un autre côté, je suis halluciné de voir que mon fiancé qui à 27 ans est pris au piège par rapport à sa mère !

    Quel conseil me donnerez-vous ? quel est selon vous la meilleur solution ?

    Je sais que la dépression on en sort pas comme ça du jour au lendemain , mais comment faire quand un autre facteur rentre en conflit avec la dépression que subie mon fiancé ?

    J’espère que vous saurez me donné des conseils utile , je vous en remercie ;)

  31. moi says:

    Je ne suis pas vraiment en position de vous dire si ce traitement est adapté à son mal, je ne suis pas médecin. Sa mère le pousse à s’en sortir, peut être maladroitement mais le stimuler n’est pas forcément mauvais. Lorsqu’on est déprimés, on a une très grande résistance au changement alors il faut vraiment que l’entourage soit très malin pour nous faire avancer. Laissez lui du temps, les choses vont sûrement s’arranger, notamment s’il retrouve du travail.

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