Lorsque la dépression pointe son nez dans notre vie, la libido peut en souffrir profondément. Lorsque l’on sombre dans la dépression, le sexe est l’une des dernières choses dont on a envie, cette activité joyeuse semblant être réservée aux personnes heureuses.
A cela, il faut ajouter les effets secondaires de certains anti-dépresseurs sur la libido. Je ne citerai pas de nom de médicaments ici car je n’ai pas testé toute la gamme des anti-dépresseurs mais ceux que j’ai pris ont eu un impact assez fort sur ma vie sexuelle. Ces régulateurs de l’humeur fonctionnent comme une chape de plomb vis à vis du désir. Je compare souvent cela à un encéphalogramme plat. Le désir n’est plus là, il n’y a plus d’émotion. Autant dire que dans ces conditions, l’érection est particulièrement « molle » et l’éjaculation devient rare et difficile à obtenir.
Les rares relations sexuels que j’ai eu lorsque j’étais dans un état profondément dépressif se sont presque toujours mal passées. Autant dire que cela ne donne vraiment pas envie de recommencer même si parfois le manque pointe son nez. Il s’agit alors d’un manque physique de tendresse, de contact. Il n’y a pas vraiment de désir mais un manque de chaleur humaine.
Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à toute vie sexuelle durant une dépression, bien au contraire. Je crois que le sexe et l’amour constituent un remède très efficace pour remonter le moral et l’estime de soi. Mais c’est à double tranchant car on peut aussi perdre beaucoup de confiance et d’estime si nos relations sexuelles se passent mal et ne sont pas épanouissantes. Aussi, il faut prendre le temps d’en parler avec son ou sa partenaire, dédramatiser la situation et éventuellement se faire aider, juste pour se convaincre que tout fonctionne toujours comme avant et que c’est juste en sommeil pour quelques temps.
Dès lors, il ne faut plus envisager l’orgasme comme le but ultime à atteindre mais plutôt comme la cerise sur le gâteau. Il faut essayer de profiter au maximum de ces moments de tendresse en ne négligeant pas le plaisir de l’autre qui est probablement affecté par votre état de souffrance mentale. Il faut donc tenter de préserver les moments de tendresse au sein du couple qui constituent probablement un bon rempart à son explosion à terme si la dépression s’installe durablement. Aussi, si ce n’est pas le désir physique qui vous guide, essayez de penser au désir intellectuel de faire plaisir à l’autre et aux bienfaits de la tendresse qui ne peut pas faire de mal en cas de dépression.
Après la naissance de ma fille je n’ai plus envie. Le problème pour moi c’est que maintenant il y a trop pression dès qu’on rentre dans lit comme c’est le seul endroit pour notre couple. Comme ça je me sens obligée chaque nuit de faire l’amour et maintenant c’est comme un devoir et c’est plus un plaisir. Ca fait 2 ans qu nous vivons comme ça a cause de moi, et mon mari qui est un homme super commence à devenir fatigué de moi parce que je n’ai pas envie.
Il faudrait essayer de casser un peu ce cercle vicieux en commençant par espacer vos relations pour que le désir revienne.
Quand on fait l’amour tous les jours avec la même personne au même endroit pendant des années, il se peut qu’une certaine lassitude et habitude s’installe…
Ton blog est beau de sincérité.
j’ai adoré vous lire, c excellents
Mon problème a moi est d’être dépendante d’un homme, ma vie sans lui, me paraît vide et obscure. C très dur, sans goût ni couleur. J’accepte de rabaisser ma dignité pour qu’il reste avec moi, il me fait moins souvent l’amour et je lui inspire plus l’envie
Merci c’est gentil.