Pour aimer quelqu’un d’autre, il faut commencer à s’aimer soi-même. En effet, comment imaginer qu’on puisse vous aimer si vous même n’avez aucune estime pour votre propre personne. Le sentiment d’amour est souvent associé à une certaine admiration, au fait que l’on trouve chez l’autre certaines qualités. Si vous êtes dépressifs, ces qualités risquent d’être moins éclatantes, moins présentes, elles sauteront moins aux yeux des autres. Inconsciemment, vous les mettrez en sourdine.
Prenons par exemple le cas de l’humour qui est une qualité reconnue et appréciée. Si vous êtes dépressifs, vous manquerez probablement un peu d’humour, vous n’aurez pas très envie de plaisanter ou alors probablement pas de manière aussi positive qu’avant. Cela aura donc un effet mitigé sur l’autre. Si vous êtes conquète, la dépression pourra avoir tendance à limiter votre allant pour vous faire belle. En effet, pourquoi se faire belle lorsque tout nous semble gris?
C’est pourtant là que se trouve la clé du succès. Si vous ne mettez pas en valeur vos qualités, si vous ne les sublimez pas, personne ne le fera pour vous et vous risquez alors de rester seuls. Ce n’est pas du tout une fatalité. Il faut cependant savoir que dans la séduction, une grande partie du chemin tient à notre attitude et notre état d’esprit. Pour séduire, il faut être séduisant.
Il faut donc commencer par s’aimer pour donner à l’autre une chance de nous aimer. Ce n’est pas toujours évident, surtout en période de dépression, j’en conviens aisément. Mais c’est un effort à faire. Cela permet aussi d’essayer de garder une image positive de soi. Quand l’image que l’on a de soi commence à se dégrader, l’autre ne fera que nous renvoyer cette image négative et on finira par l’accepter telle une fatalité alors qu’il n’en est rien.
bonjour
je sors lentement d’une depression qui a failli me tuer,je me suis mis comme vous a ecrire,c’etait necessaire!
pour etre aimé il faut s’aimer soi meme,c’est une evidence,mais on ne peut pas se forcer,helas,ce serait trop simple,il faut chercher de l’aide à l’exterieur..
zorg-f
Dommage que ce site à l’air d’être mort je commençais juste à le connaitre..
Je suis pas d’accord avec cet article..moi c’est plutot « aimer pour s’aimer » ..
Ce site n’est pas mort…
… dur, dur, dur de laisser un commentaire ! je me lance dans des trucs sympas qui m’aident moi-même et peuvent aider les autres et je me fais « jeter » par le système avant d’avoir validé ! merci, amis déprimés, de considérer ces 3 lignes comme un test avant réflexions profondes à venir sur la nécessité de s’aimer soi-même …
Pour une fois qu’on a des réponses, des commentaires… pourquoi mort ?
S’aimer pour se faire aimer est une évidence mais quand on est malade, on ne s’aime pas et en plus on est convaincu qu’il est normal que les autres ne vous aiment pas ou plus. Helas c’est souvent dans ces moments ou on est malade que se posent les problèmes qui risquent de briser un couple. Je le vis en ce moment et on déprime davantage. Le couple se brise t il parce qu’on est depressif ou est on devenu depressif parce que le couple n’etait pas solide ? vaste question. Cette maladie engendre tout un tas de problèmes qui n’existaient pas avant et plus on a des problèmes moins on va bien. Je ne voudrais pas ternir davantage le tableau mais tout le monde sera d’accord avec moi lorsqu’on l’a vécu. Il faut attendre et se faire soigner, c’est ce que je fais.
Je n’ai que la vision de la personne extérieure à la dépression car c’est mon ami qui est dépressif, mais l’image qu’il me donne de lui est qu’il se dévalue tout le temps. Il considère que ce qu’il fait il ne le fait pas bien, ou comme il faudrait du coup il n’est jamais content de lui.
Alors que c’est faux! Il fait pleins de choses bien au quotidien, mais nous vivons dans un monde ou la reconnaissance du travail bien fait n’existe plus ou presque plus et il n’a donc pas forcément de retour positif de ce qu’il fait.
Je tente donc par mes paroles de lui redonner confiance en lui, en le motivant et le félicitant quand il fait ou dit des choses bien! J’ai l’espoir de l’aider un peu comme ça et de lui redonner l’estime de lui-même. Ainsi, s’il s’aime plus il sera plus enclin à accepter l’amour que les autres peuvent lui donner.
Car faire des erreurs, dans la vie tout le monde en fait, ce n’est forcément parce qu’on est nul. Il faut juste tenter de les regarder de plus près de les analyser, pour ne pas les reproduire, ou au moins les atténuer.
Mais cette prise de conscience ne peut se faire qu’en dialoguant et en se faisant aider à coté, car je ne suis pas médecin et je n’arriverai pas seule à lui redonner confiance en lui, je suis juste une pièce de son puzzle…
Senga,
Tu es peut être une pièce du puzzle mais on a énormément besoin de soutien. Ce n’est pas rien que d’avoir des encouragements de la personne qui nous aime.
C’est sur qu’on a énormément besoin d’être entouré par notre conjoint, médecin, psy…
Mais c’est grâce aux personnes qui nous soutiennent qu’on peut réussir je pense à avoir confiance en nous.
En disant cela, je pense que mes projets ne valent pas le coup d’être reporté.
En effet moi et mon conjoint avions décider que j’arrête la pilule et de se dire qu’un bébé viendra quand il viendra. Hier je disais à mon conjoint que je pensais reprendre la pilule car je préfère me soigner avant d’avoir un enfant de peur que ça se répercute sur lui (car hier sur le blog j’ai lu que ça pouvait avoir des répercussions sur l’enfant).
Mais après tout si on attend le moment idéal pour avoir un enfant toutes les conditions ne seront jamais réunies.
Qu’en pensez-vous?
Sophie,
Il ne faut pas prendre ce que je dis sur ce blog pour argent comptant. C’est un partage d’expérience, pas un dogme qui peut s’appliquer à tout le monde sans discernement. Il est probable que le fait d’avoir une mère déprimée n’est pas la meilleure chose pour un enfant. Après, il y a beaucoup d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte. Le plus important, c’est d’être en mesure de lui apporter une stabilité affective et matérielle. Avoir un enfant peut aussi être très positif dans votre vie et vous apporter un but, donner du sens à votre existence, bref, cela peut vous aider à voir la vie différemment…
merci vraiment les textes de ce blog me permettent de réfléchir et je pense que je vais me faire violence pour m’assumer en tant que femme . Car je pense que je voulais être comme un bébé et me faire porter par les autres. Mais il faut sortir de sa bulle si on veut avancer. J’espère être autant positive qu’aujourd’hui les prochains jours. Je vais me faire un plan d’attaque pour me sortir de cette maladie petit à petit.
Ce blog est génial!!!
Bonjour à tous,
à « moi »,
Bien sûr que c’est un effort à faire de rester coquet(te) par exemple, mais que faire quand tout se trouble et que tu restes devant ton miroir sans pouvoir faire aucun geste ?
C’est là, je pense, le problème de la dépression, NE PAS POUVOIR.
Peut-être que pour arriver à « s’aimer » à nouveau, il faut arrêter d’abord de se dire qu’on est NUL(LE). Dire « STOP, C’EST FAUX, JE NE SUIS PAS NUL(LE) », et penser aux moments de sa vie où on s’est senti apprécié.
Penser aux qualités que l’on a, que les autres nous ont reconnues.
Et pas à pas, brique par brique, essayer de se reconstruire.
Bises à tous, bon courage à Sophie qui, j’espère, continuera à nous tenir au courant de l’avancement de ses projets.
Oui tu as tout à fait raison Catherine, il faut y aller étape par étape. La montagne est impossible à gravir en une seule fois, c’est trop dur psychologiquement, donc il faut commencer, s’arrêter, réfléchir, repartir, etc… C’est un cheminement où il faut trouver le bon rythme pour ne pas se décourager ou s’essoufler.
Bonjour « moi »,
Elle est d’autant plus difficile à gravir, cette montagne, qu’il faut accepter les moments où le sol s’effrite et où l’on redescend. Alors là, il faut SE REPOSER UN PETIT PEU TOUT EN SACHANT QU’IL EST HORS DE QUESTION D’ABANDONNER.
D’ailleurs en chemin, avant d’atteindre le sommet, il y a des étapes tout à fait chaleureuses. Ce sont ces étapes qu’il faut viser quand on est très fatigué.
Une fois reposé(e), on peut penser à nouveau au sommet.
Amitiés à tous ceux qui sont là.
Catherine
Je pense que tu as tout à fait raison qu’il faut se reconstruire petit à petit.
…en effet il est important de se concentrer sur ce qui est agréable…et penser que « chaque seconde est précieuse « .
Effectivement comme il est dit dans le blog il faut essayer de se mettre des idées positives en tête pour pouvoir surmonter le « je ne peux pas »afin que notre corps puisse suivre.
Je viens de commencer un nouveau travail au départ j’avais peur de ne pas pouvoir y arriver mais ma deuxième journée c’est bien passé et j’ai pu me féliciter d’avoir assurer malgré le fait que c’est un nouveau travail pour moi. Cela à remonter mon estime. Et puis du fait que je vais à pied à mon travail cela me permet de m’encourager afin que mes pensées soit positives. Cela m’aide énormément afin d’arriver sereine à mon travail en plus sur le chemin je me concentre sur les bruits agréables que je peux entendre tel que le « piou-piou » des oiseaux
C’est une phrase qui m’a encouragé (quelqu’un de mon entourage m’a dit cette phrase qui m’a beaucoup remué) car dé fois on veut mettre fin à notre souffrance tellement on est mal. Il faut se concentrer sur le présent et non pas sur ce qui nous tourmente et qui remonte à notre passé ni se triturer l’esprit pour ce que sera le futur.
Il faut vivre « maintenant! » en s’efforçant de faire des activités qui nous occupe pour que notre esprit ne réfléchisse pas de trop.
J’espère que ma réponse aidera ce qui liront ce blog même si c’est vrai que j’ai pas fait dans le court :s.
P.S: Ce qui m’aide actuellement c’est d’avoir repris un travail qui n’est pas extraordinaire mais qui me satisfait et puis j’ai repris le sport. Je pense que ces deux choses m’aident énormément.
Bonjour Sophie,
Bravo pour le nouveau travail ! Surtout s’il te satisfait… Et pour le sport aussi. Je voudrais bien en faire autant mais j’en suis encore à essayer de marcher 20 minutes par jour.
J’ai énormément de mal à sortir de chez moi. Je reste dans les alentours et je m’accroche aux endroits familiers.
Et c’est vrai qu’il faut savoir que « chaque minute est précieuse ». Cela signifie qu’on a envie de vivre.
J’ai une amie qui signe ainsi ses messages :
» Nul ne vaut par ce qu’il possède, ni par ce qu’il convoite.
On ne vaut que par ce qu’on donne, et tout ce qu’on ne donne pas est perdu, et nous perd. »
Je trouve cette citation magnifique.
Cette même amie, que je n’ai pas contactée depuis un moment (à cause de la dépression, j’ai du mal à contacter les amis), m’a envoyé aujourd’hui ce message :
« ALLEZ DIS MOI GROS BISOUS GROSSES LARMES… C EST LE PRINTEMPS… DES COULEURS VIVES SI LUEURS SOUDAIN ET NOUS, si petits enfants… Toujours de la terre…. De la misère….
DES GROS BISOUS »
Je voulais le faire partager dans ce blog.
Amitiés à tous.
Catherine,
Je comprend que la dépression t’empêche de sortir. D’autant si tu vis toute seule. Je sais que quand on dépressif on a envie de rien et de voir personne mais je te suggère de recontacter tes amis si ils habitent près de chez toi pour sortir t’aérer surtout qu’après avoir fait ça je pense que tu sera fière de toi d’être sortie et d’avoir eu le courage de téléphoner à tes amis.
Il faut que tu t’entoure de personnes qui t’apprécient telle que tu es et qui sont toujours disponibles pour toi, qui sont prête à t’écouter et t’entourer dans les coups durs.
J’espère que tu es bien soutenue si c’est pas le cas accroche et ne te laisse pas vivre sans rien faire.
« Nul ne vaut par ce qu’il possède, ni par ce qu’il convoite.
On ne vaut que par ce qu’on donne, et tout ce qu’on ne donne pas est perdu, et nous perd. » Si tu t’efforces de faire petit à petit des choses qui te plaisent et que tu vois des gens qui t’aime et que tu aime tu ne culpabilisera pas car tu seras fière de toi d’avoir fait quelque chose de ta journée.
Je te souhaite bon courage!!!et accroches toi la dépression n’est pas mauvaise elle nous fait prendre du recul sur la ou les situations qui nous ont fait du mal. Mais il faut essayer d’avancer malgré tout!
Je pense que le point commun des dépressifs que nous sommes et le manque d’estime de soi comme il est dit ci-dessus pour aimer les autres il faut apprendre à s’aimer soi-même. Il est vrai que très souvent je pense on se compare aux autres on aimerait aussi oser être nous mais se comparer nous dévalorise et nous fait idéaliser les autres.
Je suggère de lire ce livre « L’estime de soi, un bien essentiel » ed. Jouvence Rosette Poletti/Barbara Dobbs que j’ai trouvé très intéressant et pratique il nous permet de prendre conscience que nous sommes tous uniques!
Bon courage à tous!