Je pense que j’étais sur une pente glissante depuis des années. Sans m’en rendre compte, petit à petit, je prenais moins de plaisir à vivre, je vivais moins bien les contraintes du quotidien, j’étais moins ouvert. Et puis un jour, il se produit un événement traumatisant, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Pour bien imaginer ce qui s’est passé en moi, il suffit de penser à une forêt complètement sèche du sud de la France en été. Avec un peu de mistral et une petite étincelle, le feu prend et dévaste tout. L’étincelle n’est pas forcément énorme mais ses conséquences le sont car le terrain est propice.
J’étais vulnérable sans le savoir. En quelques mois, la pente s’est accentuée et ma chute s’est accélérée brusquement. Des événements anodins sont devenus insupportables. C’est alors une remise en cause générale de la vie qui s’opère. On cherche à fuir un cadre qui ne nous convient plus pour en trouver un nouveau plus adapté sans avoir conscience que le problème n’est pas tellement le cadre mais plutôt la manière dont on le regarde. C’est ainsi que l’on se lance dans une fuite en avant où l’espoir d’un changement radical nous permet de survivre à un quotidien devenu pénible. On passe son temps à chercher le changement pensant y trouver l’apaisement. Mais plus on fuit et plus l’instabilité s’installe. On ne parvient pas à retrouver l’équilibre précaire des années précédentes puisqu’on le rejette pensant qu’il est à l’origine du mal être actuel. Il faut alors tenter de trouver un nouvel équilibre, qui sera forcément différent du précédent, notre vision de la vie étant marquée de manière irrémédiable par le traumatisme de la dépression.
En ce qui me concerne, l’éclatement de la cellule familiale fut l’élément déclencheur. Lorsque l’on voit ses parents se haïr, c’est toute l’image que l’on se fait de l’amour entre un homme et une femme qui est égratignée. A ce moment là, j’ai vu mon équilibre brusquement se briser. Je ne pensais pas pouvoir y survivre. Et pourtant, des années plus tard, je suis toujours là. J’ai perdu tous mes repères, comme si l’on retirait son GPS à un homme au milieu du désert. Je n’ai toujours pas retrouvé le GPS que j’avais à l’époque pour guider ma vie mais j’ai traversé une grande partie du désert. En gardant le cap, on perd certes du temps faute d’un chemin bien tracé mais on finit par avancer et trouver une route différente de celle que l’on avait imaginé mais qui nous permet quand même d’évoluer.
depuis 2 mois je suis triste et ressent très mal les évènement du quotidien alors je m’isole par tristesse.je vois un psy depuis peu car mes parents me le demande mais je ne veux pas lui parler.Que faire pour remonter la pente?
Si tu commençais par parler, peut être que cela t’aiderait. Parler permet d’évacuer un peu ce que l’on a en soit. Les effets de la parole sont difficiles à appréhender à priori mais ils sont reconnus, tu peux me croire. Après, il faut aussi que tu aies une certaine confiance en ton psy pour pouvoir t’exprimer librement.
Ce tunnel noir parait telement interminable…Etre déchiré par les multitudes
d’événements, ne pas arriver à réelement faire comprendre ce fardeau de douleur constant qui perdure…Avoir un sale gout amer, et le chemin qui s’assombri…Ne pas arriver à faire le pas pour se faire sortir de la…
Ouais c’est vrai que c’est un peu sa…
Et entendre des gens te dire « mais je comprend pas, tu as tout pour être heureux »
Avoir tout pour être heureux, cela ne veut rien dire… Chacun voit midi à sa porte et ce qui va être important pour quelqu’un ne l’est pas pour une autre personne. Ce sont souvent des gens jaloux qui vont tenir ce discours…
Pendant bien des années je n’aimais pas parler de mes problèmes, je gardais tout pour moi, le paradoxe est le fait que j’aimai écouter les problèmes des gens et les aider pour qu’ils aillent mieux, je n’aime pas voir des gens souffrir car je sais que la souffrance du coeur est terrible. Cependant en ce temps là, la vie entre guillemet ne s’était pas jeté vulgairement sur moi.
Récemment j’ai vécu une séparation très douloureuse et depuis je sais ce que sait qu’être « en dépression ». Quand ça va, on se sait pas si dans une heure ça sera toujours le cas, si le soir ça sera toujours le cas, le lendemain ect… et c’est vrai que pouvoir parler avec quelqu’un fait du bien, sans trop savoir pourquoi. Je pense que tant qu’on ne vit pas une relation similaire on ne peut pas vraiment comprendre ce que l’on ressent.
je sais ce que c’est que la dépression. être constamment triste et espérer que demain nous apporte un peu de réconfort, j’en sais quelque chose. le pire c’est de ne pas avoir une oreille attentive et compréhensive car il faut connaitre ce que c’est pour compatir. J’essaie de confier mes angoisses et mes craintes à Dieu mais c’est pas évident. SA pourri la vie ,sa vous éloigne de votre entourage et tu es toujours seul. Je voudrais tellement guérir de sa et prendre la vie du bon côté. Moi c’est mon quotidient
Le pire pour moi, c’est d’avoir tenté d’en parler à 2 ou 3 personnes dont ma mère qui n’a pas la même conception de la dépression que moi. Elle me compare à certains qui « EUX » ont fait de graves dépressions… Pourtant elle ne sait pas que j’ai vécu un calvaire de 8 mois en 2006. J’avais eu un répit mais voilà que c’est difficile de nouveau. J’ai un travailleur social, des médicaments mais la vie est difficile. La seule chose qui me motiverait, c’est de rencontrer un conjoint et de tomber en amour. Je traverse des difficultés au travail, je me sens moins bonne ect. Je me dis que je suis peut-être pas assez énergique et que je ne me force pas assez… mais l’énergie me manque!
Lorsque l’on est dépressifs, on espère toujours trouver l’amour pensant que c’est le meilleur remède. Je pense que c’est très difficile de trouver l’amour quand on est dépressifs car on a une piètre image de soi et dans cette situation, difficile d’attirer et séduire…
Après, c’est un cercle vicieux, ne rien faire fatigue et la fatigue nous empêche de faire… Il faut donc se forcer un peu, au départ. Plus facile à dire qu’à faire.
Mais le plus étrange, c’est lorsque je suis avec un amoureux, j’ai cofiance, tout va 100 fois mieux. La vie à deux est mon objectif dans la vie… c’est peut-être un peu pour ça aussi…???? Mais mon danger, c’est de tomber en amour trop vite.. je me connais!
En effet, on a tendance à céder à la facilité lorsque l’on souhaite à tout prix trouver quelque chose…
Croyez vous que si une personne depressive qui en sort avec une autre , pourait disons faire des domage ou il pourait se comprendre et s’entraider de facon continue ?
Moi je crois que sa ne marcherais pas mais j’aimerais penser autrement .
merci de repondre .
Ce désert je le connais bien, j’y suis perdu. Bonne route
Bonjour,
Je vis une dépression majeure, je vais chez le docteur et le psychologue mais je me rend compte que la source du probleme est + grande, mes parents ont aucune estime de moi, je souffre, je veux mourrir mais si j’en finis avec la vie, je vais laisser ma fille orpheline, je ne veux pas ca mais j’ai l’impression que je suis dans un cul de sac et que je ne pourrai jamais m’en sortir, j’ai personne qui m’aide uniquement mes docteurs mais aussitot revenue à la maison, les problemes recommences…..J’aimerais avoir une solution a tout mes problemes aider moi svp
Bonjour,
Il faut que tu te fasses aider, c’est la seule manière de t’en sortir. Il faut aussi que tu aies envie de t’en sortir, je crois que le fait de voir grandir ta fille peut constituer un bon objectif.
Bon courage!
ou en est tu aujourd hui j espere que tu nas pas commis l irreparable dit moi moi aussi j ai traverser la meme chose et je m en suis sortis
Non je n’ai pas commis l’irréparable… S’en sortir, j’en rêve parfois mais j’y crois pas trop, c’est si difficile…