Simple déprime ou dépression profonde?



Qui n’a pas entendu quelqu’un dans son entourage dire : « je suis en pleine dépression en ce moment ». Heureusement, la plupart du temps, il ne s’agit que d’un petit coup de déprime et en aucun cas d’une dépression profonde. Il est essentiel pour la personne confrontée à un syndrome dépressif de savoir l’identifier rapidement. Comme pour beaucoup de maladies, plus tôt on s’y attaque, plus rapide sera la rémission et plus élevées seront les chances de retrouver une vie « normale ». Une dépression longue et mal soignée laissera des cicatrices.

Il ne faut cependant pas sombrer dans le « tous dépressifs ». Se croire dépressif alors que l’on est juste face à un petit coup de déprime, c’est risquer de se lancer dans la recherche d’une solution inappropriée. La courbe de moral d’une personne est faite de hauts et de bas. Une bonne manière de mesurer l’état de dépression ou de déprime d’une personne est d’analyser la fréquence et l’amplitude des pics dans sa courbe de moral. Sur une période de temps relativement longue, toute personne sera sujette à des événements positifs ou négatifs. Notre réaction face à ces événements va faire évoluer notre courbe de moral vers le haut ou vers le bas.

Ainsi une personne dépressive aura une courbe de moral relativement inférieure à la moyenne avec de plus fréquents pics vers le bas. Elle aura parfois des pics importants vers le haut mais ils seront rares. C’est en cela que le dépressif est identifiable. Il présente dans le temps des réactions relativement douloureuses et durables là où des personnes non dépressives réagiraient de manière beaucoup moins intense face à un certain nombre de situations. Ce qui peut être déroutant dans l’appréciation que l’on peut se faire d’un caractère dépressif, c’est qu’il peut évoluer très rapidement. Ainsi, un petit événement souvent anodin peut faire basculer une personne présentant des prédispositions à un état dépressif dans la dépression. Certains dépressifs ont également une capacité très surprenante à s’enthousiasmer et réagir de manière très positive par rapport à un événement qui susciterait juste un peu de plaisir chez d’autres personnes. Ceci est dû selon moi au fait que le dépressif passe tellement de temps à se morfondre et souffrir que lorsqu’il identifie une situation objectivement positive, il s’y accroche pour tenter d’en retirer une énergie qui le fasse sortir de son état. Malheureusement, comme la plupart du temps, ces événements positifs ne sont pas significatifs, ils ne suffisent pas à faire sortir un dépressif de la dépression.

Donc pour savoir si vous êtes juste un peu déprimé ou au contraire face à une dépression profonde, analysez votre passé. Posez vous les questions suivantes : est ce que cet état est fréquent? Lorsqu’il se produit, est ce qu’il dure longtemps? Quels sont les événements qui me font tomber dans cet état? Qu’est ce qui me permet en général de me sortir de cet état? Souvent, vous n’aurez pas les réponses immédiatement mais le simple fait de vous poser toutes ces questions vous permettra dans l’avenir d’identifier une situation susceptible de causer des troubles et donc de l’aborder peut être de manière différente. En identifiant clairement les clés pour entrer et sortir d’un état, on trouve beaucoup plus rapidement le chemin et surtout, on souffre beaucoup moins de la situation car on envisage l’issue.

A titre personnel, lorsque je suis face à une situation qui me pose problème, je pense au temps. Je me projette dans l’avenir et je me dis : « dans un an, que restera-t-il de cette douleur face à cette situation? ». En général, un an après, si je me repose la question, il ne reste plus grand chose de cette douleur car heureusement, la plupart des situations ne sont en réalité pas si douloureuses que l’on peut le penser à long terme. L’homme a une capacité extraordinaire à s’habituer aux situations les plus douloureuses ce qui fait qu’avec le temps, une situation n’aura plus le même impact sur le moral qu’au départ. Et puis, un certain nombre de situations mal vécues par les personnes dépressives ont un impact très temporaire. Une fois que le problème est résolu ou que son impact diminue, le dépressif va remonter la pente petit à petit. Le problème est que le dépressif descend la pente plus vite qu’il ne la remonte et donc comme il la descend plus souvent que les non dépressifs, il est plus souvent en bas qu’en haut de la côte. Le problème n’est pas tellement la réaction face à une situation précise mais plutôt un comportement global face à la vie qui fait que face à la plupart des situations, la personne dépressive réagira de manière excessive et son moral en prendra un coup. Ce n’est pas tellement la fréquence des situations difficiles qui va varier par rapport à une personne non dépressive mais plutôt la fréquence des réactions douloureuses.

Voilà, je pense que vous avez compris qu’entre la petite déprime passagère et la dépression profonde, il y a un monde. Reconnaître et admettre sa dépression est déjà un pas vers la rémission. Se croire dépressif alors que l’on a juste une petite baisse de moral, c’est risquer de passer son temps à chercher des solutions à de faux problèmes.






30 commentaires sur “Simple déprime ou dépression profonde?”

  1. gerard dit :

    Salut oui mais j’ai juste une question ta pris des medicaments ? que penser du terrain depressif genetique et du psy qui te dis vous vivrez mieux même si vous devez prendre ds medicaments a vie ? alors dilemne essayer de faire avec et etre mal ou fonctionner en passant a coté ? sans pour autant que les situations changennt???

  2. Moi dit :

    Oui j’ai pris des médicaments. J’ai également entendu ce discours de la part de praticiens qui consiste à dire que dans certaines situations, la prise de médicaments peut durer à vie. Cela me semble réaliste dans la mesure où certains médicaments évitent une rechute dépressive. C’est donc un traitement préventif dans ce cas.

    Les situations ne changent pas. Notre regard sur les situations peut lui évoluer…

  3. zap dit :

    il y a des fois ou il vaut mieux essayer daller doucement dans lrs pourquoi, mais il est vrai que c’est dur

  4. Karine dit :

    Bonjour,

    Je voulais simplement te dire que je suis d’accord avec toi.
    Pour ma part, mon psychologue est persuadé que je suis en dépression, ça fait longtemps que je suis comme ça ( à peu près trois ans ) mais je ne pense pas être en dépression simplement ce sentiment de tristesse qui ne me lâche plus. Cependant, j’ai bien les symptômes d’une dépression.
    Je ne veux peut-être pas me l’avouer, j’en sais rien et à vrai dire je m’en fiche un peu.
    J’arrive à vivre avec même si quelque fois, je me demande ce que je fous encore ici sur cette terre. Je ne me bats même plus pour remonter la pente, je sais que de toute façon je la redescendrais et la chute sera encore plus douloureuse.

    Je raconte ma vie je suis désolée, mais je ne sais pas quoi faire de mes nuits quand je ne dors pas. Tu n’es pas obligé d’accepter ce commentaire tu peux le supprimer, en faire ce que tu veux.

  5. Moi dit :

    Bonjour Karine,

    Je te remercie d’avoir pris le temps d’écrire ces messages. Le fait d’être triste tout le temps est un symptôme de la dépression même s’il n’y en a d’autres bien entendu. J’ai l’impression que tu es dans une phase où tu es résignée par rapport à cette maladie. Tu as peur d’aller mieux car tu sais que la rechute est difficile à supporter. Cependant, je pense que pour ce que t’apporteront les moments où tu iras mieux, il faut faire l’effort de tenter d’aller mieux. Si rechute il y a (ce qui n’est pas écrit dans la pierre), tu n’iras pas plus mal que tu n’es actuellement donc c’est un état que tu connais déjà.

    Je vais répondre à tes autres commentaires…

  6. Karine dit :

    Résignée oui je le suis, je me dis que je ne peux pas aller plus mal que maintenant. Depuis le temps, je peux dire que j’ai accepté cet état, je ne pense pas arriver à remonter la pente… Ou peut-être que je ne veux pas par simple peur.
    Je ne cherche plus tellement à comprendre ce qui m’arrive, ce que je ressens, je vis avec c’est déjà assez.

    Je connais déjà cet état et justement ce n’est pas ça qui me fait peur c’est le simple fait de rechuter, de me dire que tout ça n’a servi à rien.

    On me dit souvent que je fuis le bonheur, que je suis attirée par la tristesse. C’est probablement le cas. Après tout, je ne le cherche pas en vain comme des tas de personnes sur cette terre.
    Bonheur quelque chose d’éphémère que je ne connais plus…

  7. Moi dit :

    Il y a des choses intéressantes dans ce que tu dis. Tu as peur d’être heureuse. Non pas parce que le bonheur te fait peur. Mais comme tu ne crois pas au bonheur éternel (et tu as sûrement raison), tu es effrayée par ce qui pourrait t’arriver une fois que le bonheur serait parti. Tu as peur d’être déçue. Là en restant dans l’état de tristesse, tu n’es pas heureuse mais au moins tu as l’impression de ne pas avoir de bonnes ou mauvaises surprises, tu contrôles ce qui se passe.

    C’est pas évident d’être heureux. Tu devrais essayer de recommencer à profiter de plaisirs simples. Tu n’en as peut être plus le goût. Il faut probablement que tu t’y forces un peu, pour retrouver l’envie d’être heureuse. Tu sais, c’est un peu comme une personne à qui on servirait tous les jours la même soupe. A la fin, elle ne sait plus quel est le goût des autres plats. Elle n’a même plus envie de goûter autre chose que sa soupe car sa soupe lui suffit et elle n’a pas forcément confiance dans les autres aliments, qu’elle ne connaît plus.

    Un jour dans ton passé, il y a sûrement une activité que tu as eu du plaisir à découvrir. C’était peut être aller au cinéma ou à la piscine ou lire un bouquin. Essaye de le faire à nouveau, juste pour voir ce que cela génère chez toi.

  8. Karine dit :

    C’est exactement ça j’ai peur d’être déçue, je l’ai souvent été quand j’étais « bien dans ma peau » c’est un sentiment que je ne peux plus supporter, pour moi c’est pire que la tristesse.

    Je n’ai plus goût à rien depuis bien trop longtemps, c’est pour ça que je me demande ce que je fous encore ici…
    (Ca me fait rire ce que je dis, parce que je suis optimiste pour les autres mais extrêmement pessimiste me concernant…)

    Je sais très bien qu’il faut que je me force un peu mais je n’ai pas le courage, je n’ose pas.

    Cependant, j’ai toute la vie devant moi je peux encore être heureuse, reprendre goût à la vie tout simplement… (ah non en fait je peux être assez optimiste quand je le veux. )

  9. Moi dit :

    Mais est ce que tu n’es pas déçue parce que tu as des attentes décalées par rapport à la réalité?

    Oui il faut te forcer parce que tu seras beaucoup mieux après…

  10. Karine dit :

    Non enfin je ne crois pas que ce soit décalé. Il est normal que je sois déçue de l’attitude de ma mère par exemple.
    Mon père je sais que je lui en veux alors que ce n’est pas de sa faute mais je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. On dit que c’est normal en période de deuil mais bon ça fait quand même dix ans…
    Je dois avoir un sérieux problème… -_-’

  11. Karine dit :

    Si toute fois tu écris quelque chose, je ne pourrais pas te répondre, là je m’en vais mais je te répondrais demain.

    Bonne nuit.

  12. Moi dit :

    Je ne sais pas Karine, je ne connais pas tes problèmes, difficile pour moi de te conseiller. Ce blog n’est que le partage de mon vécu pour tenter d’éclairer un peu ceux qui vivent la même chose. Après, chacun a son vécu, il est unique…

    Bonne chance.

  13. Karine dit :

    Je n’ai pas tellement besoin de conseils, je sais déjà ce qu’il faudrait que je fasse seulement je n’ai pas le courage ou du moins je ne l’ai plus. Oui je sais qu’avec de la volonté tout ou presque pourrait changer mais il y a ce je ne sais quoi qui m’en empêche.
    Se forcer c’est ça qu’il faut faire cependant se forcer pour être heureux, je trouve ça vraiment absurde….

  14. Moi dit :

    Tu te laisses trop vivre, il faut te fouetter un peu… Au départ, c’est nécessaire pour redémarrer. Après, cela te semblera plus naturel et tu n’auras plus besoin de te faire violence.

  15. Emilie dit :

    Les textes ont été effacés ?

    Ils étaient pourtant ce que j’ai lu de plus encourageant, je n’aurais pas pu donner mieux que cela en écho à ces posts précédents de Karine notamment.

    J’ai moi même cherché des réponses, et dans ces textes, il y a des réponses, des voix qui vous touchent, une force, un courage qui sont communicatifs, une pensée qui ravive la pensée, qui donne envie, et qui stimule. Car si je peux me permettre, dire « tu te laisses trop vivre » n’est pas une pensée stimulante, alors que :

    « Quand nous laissons resplendir notre propre lumière, sans le savoir nous donnons aux autres la permission de faire de même. Quand nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.  » Nelson Mandela

    pas besoin d’en dire plus, la lecture nourrit l’esprit fragilisé, affaibli par la dépression. Le courage qu’elle apporte c’est de l’engrais, ou de l’eau fraîche, car on oublie parfois le goût des pensées sereines lorsque l’on nage dans des eaux troubles – comme tu le disais justement par ton exemple de la soupe. L’amour et la sérénité que contient certains écrits est communicatif. Mais je préfère me taire car je suis en phase de me nourrir, comme un nourrisson, et je ne prétends pas être capable de donner à manger, sauf de partager ma nourriture avec les autres, ce qui fait déjà de moi un peu plus qu’un nourrisson.

    Bonne route !

  16. Moi dit :

    Emilie,

    En effet, j’ai effacé tes textes. Non pas parce qu’ils ne sont pas beaux, bien au contraire mais pour des raisons de respect des droits d’auteur. Tes textes étaient trop longs pour être reproduits intégralement sans l’accord des auteurs. Comme je n’ai pas cet accord et que je présume que tu ne l’as pas non plus, j’ai effacé les textes. J’espère que tu comprendras et que tu ne m’en voudras pas. Ils sont très jolis ces textes…

  17. Emilie dit :

    oui je comprends. merci pour ta réponse.

    Mais étant donné que ce sont des extraits, je pense que peut-être leur reproduction est autorisée.

    Si je peux mettre un lien vers la page où je les ai lus tous les deux et d’autres en plus : http://www.psychotherapeutes.net/philosagesse.htm

    Je pense qu’une partie de la déprime est due à des illusions, ou des images fausses que l’on se fait et le fait de casser ces illusions (en tout cas pour moi), a des effets bénéfiques.

    Et notamment en ce qui concerne l’amour, et le rapport aux autres, je vais en mettre de plus courts extraits :

    « Quant à la solitude, c’est évidemment notre lot à tous : le sage n’est plus proche de la sienne que parce qu’il est plus proche de la vérité. Mais la solitude n’est pas l’isolement : certains la vivent en ermite, certes, dans une grotte ou un désert, mais d’autres, aussi bien, dans un monastère, et d’autres encore – les plus nombreux – dans la famille ou la foule… Être isolé, c’est être sans contacts, sans relations, sans amis, sans amours, et bien sûr c’est un malheur. Être seul, c’est être soi, sans recours, et c’est la vérité de l’existence humaine. Comment serait-on quelqu’un d’autre ? Comment quelqu’un pourrait-il nous décharger de ce poids d’être soi? »
    (…)
    « on mourait seul, comme on meurt seul aujourd’hui, parce que personne ne peut mourir à notre place. C’est pourquoi aussi l’on vit seul : parce que personne ne peut le faire à notre place. L’isolement, dans une vie humaine, est l’exception. La solitude est la règle. Personne ne peut vivre à notre place, ni mourir à notre place, ni souffrir ou aimer à notre place. C’est ce que j’appelle la solitude : ce n’est qu’un autre nom pour l’effort d’exister. Personne ne viendra porter votre fardeau, personne. Si l’on peut parfois s’entraider (et bien sûr qu’on le peut !), cela suppose l’effort solitaire de chacun, et ne saurait – sauf illusions – en tenir lieu. La solitude n’est donc pas refus de l’autre, au contraire : accepter l’autre, c’est l’accepter comme autre (et non comme un appendice, un instrument ou un objet de soi !), et c’est en quoi l’amour, dans sa vérité, est solitude.  »

    « Ne vous méprenez pas sur ce que j’entends par solitude : le rapport à autrui en fait évidemment partie (…). Ce que vous vivez avec votre meilleur ami, vous le vivez seul : lui vit autre chose. Et deux orgasmes, même simultanés, n’en sont pas moins deux. Comment vivre ce que l’autre a vécu ?
    Comment sentir ce qu’il sent, éprouver ce qu’il éprouve ? Cela n’empêche pas de s’aimer, ni d’être ensemble, mais dissuade de rêver d’un amour qui mettrait fin (par quel miracle ?) à la séparation ou à la solitude. Il faut être deux pour s’aimer, au moins deux, et l’amour ne saurait abolir cette pluralité qu’il suppose.  »

    André COMPTE-SPONVILLE « L’amour la solitude » Livre de Poche

    Et puis il y a ce poème Le Chemin, de Antonio Machado qui répond à cette question obsédante : il y a tant de chemin (pour essayer de sortir de sa dépression par exemple) lequel choisir ???

    bonne lecture
    j’espère que cette fois ça va aller la longueur des extraits ;)

    bisous à tous

  18. Moi dit :

    Emilie,

    Tes extraits sont trop longs. Merci de ne plus en poster de si longs, je n’ai pas envie d’être obligé de fermer le blog à cause d’une infraction au droit d’auteur…

    Si tu veux faire des citations, il faut te limiter à une ou deux phrases maximum.

    Et puis, je suis sûr que tu as plein de choses à nous raconter au delà de ces citations.

    A part cela, tu as raison, la dépression est en partie liée à un décallage en notre appréciation d’une situation et la réalité de cette situation. Je développe cela au chapitre 3 :
    http://www.deprimer.fr/blog/category/livre/chapitre-3-la-vie-est-relativement-injuste/

  19. riri dit :

    Tu as appris les bases de la vie, en grandissant et en aprennant de tes erreurs..
    Tu de viens adulte mais rien n’est acquis..
    La vie c’est beaucoup plus, des rires, des pleurs mais surtout des risques…mais les risques te permettent d’atteindre tes objectifs..
    Alors pour ceux qui ont un reve ne les laissez pas tomber et pour ceux qui n’en n’ont pas…N’ayez pas peur..moi je n’ai pas de reve et regardez je vous parle
    A vous inconnus, dont je ne connais rien, je ne suis peut etre pas un exemple mais j’ai un AVENIR
    On en a tous un alors ne perdez pas ca de votre esprit
    Au font de vous-même si vous vous persuadé du contraire vous savez que vous valez quelque chose
    Alors au font les cartes st dans vos mains a vous d’en faire qqchose

  20. Erzen dit :

    site très très bien élaboré, rigoureusement élaboré, trop peut être à mon gout, biensur je suis d’accord avec 60% des chose et contre je sais pas moi 10% et pour le reste je reste septique, indécis et je crois que c’est carrément normal. site très chouette qui délaisse l’aspect méga graphique pour des textes profonds, je dis bravo. mon site est encore un peu moins optimiste

  21. Moi dit :

    Merci pour votre commentaire, cela me touche…

  22. Doriane dit :

    Bonjour,
    Je suis une jeune fille de 21 ans.
    J’aurai besoin de conseil.
    J’ai eu une enfance difficile, mes parents se sont séparés lorsque j’avais 4 ans, et m’a mère qui était dépressive s’est suicidée lorsque j’avais 10 ans.
    Depuis j’ai perdu confiance en moi. Je me suis renfermée, mais j’ai quand même vécu une adolescence normale.
    Je suis restée 2 ans avec un garçon que j’ai aimé très fort et qui ma apporté le manque d’affection dont j’avais été victime pendant mon enfance. Mais cette relation s’est très mal terminée car mon copain s’était foutu de moi et m’avais manipulé pendant ces 2 ans.
    Aujourd’hui, depuis 2 mois, je suis perdue. Je ne sais pas si je suis dépressive, mais je suis blasée par la vie. D’autant plus que j’ai d’autre petit soucis familiaux. Je fais des crises d’angoisses, je me pose des questions existentielles, et je suis rarement joyeuse. Je me suis renfermée sur moi et je degage une tristesse que les gens remarque.
    Je n’ai pas assez de force pour affronter ce que je considère comme un abandon et de la solitude.
    Pourtant des gens m’aime, mais je me sent quand même seule.

    Alors voilà, vous dites que lorsque l’on vit des traumatismes dans son enfance on est mieux armés pour le futur, mais vous dites aussi que une personne avec des parents dépressifs ont plus de chance de l’être aussi.
    Dans mon cas comment cela se passera? J’ai la volonté d’être heureuse, mais je n’ai pas les armes pour y arriver.
    J’ai besoin de réponse à mes questions, et je pense que seul une thérapie sur mon passé pourra m’aider à évacuer ce que j’ai sur le coeur.
    Qu’en pensez vous.

  23. Moi dit :

    Bonjour Doriane,

    Merci pour ton commentaire. Je vais essayer de t’éclairer un peu à la lumière de ma modeste expérience.

    D’abord, il faut que tu saches qu’il n’y a pas de fatalité dans la vie. Ce n’est pas parce que tes parents étaient dépressifs et que ta mère s’est suicidée que fatalement, tu vas vivre la même chose. Je crois juste que les enfants de personnes dépressives présentent certaines fragilités, certaines prédispositions à la dépression de manière plus fréquente que chez des enfants de personnes n’ayant jamais connu la dépression. Donc ta vie peut très bien se passer sans que tu ne souffres d’une profonde dépression…

    D’après ce que tu me dis, j’ai le sentiment que tu es dans la période difficile de la post-adolescence, celle où l’on se demande ce qui nous arrive, ce que l’on va faire de sa vie, où l’on se pose pas mal de questions sur sa raison d’être. Tout le monde traverse cette période un jour ou l’autre. Cela dure plus ou moins longtemps et cela laisse plus ou moins de traces. Il n’y a donc rien de dramatique dans ce que tu vis actuellement.

    Il faut dissocier un peu chaque fait pour ne pas faire un paquet de noeuds qui devient en suite une montagne insurmontable dans ton inconscient.

    Tout d’abord ton petit copain. Cela a duré deux ans avec lui. C’est pas si mal à ton âge. Souvent les relations ne durent qu’une nuit, une semaine ou quelques semaines. Tu as le sentiment au final qu’il t’a manipulé? Est ce vraiment la réalité? Est ce que c’est toi en tant que Doriane qu’il a manipulé ou est ce qu’il aurait manipulé n’importe qu’elle personne? Est ce que c’est lui le manipulateur et donc il aurait manipulé une autre femme comme il t’a manipulé ou c’est toi la personne manipulable et donc quelque soit la personne en face, il t’aurait manipulé parce que tu es une personne qu’on aime ou qu’on ne peut que manipuler, parce que c’est comme ça? Je pense que les réponses sont relativement évidentes. Tu n’es bien sûr pas en cause. Son comportement n’a probablement pas grand chose à voir avec ta personnalité, n’est ce pas?

    Pour tes parents et ton manque d’affection, bonne nouvelle, tu n’es pas la seule dans ce cas! Ce n’est pas cela qui va te consoler, je m’en doute mais beaucoup de gens arrivent à vivre correctement malgré une enfance avec des parents qui ne montrent pas assez d’affection. Donc tu dois toi aussi pouvoir te construire malgré ce manque.

    Je ne peux pas te dire de quoi sera fait ton avenir n’étant pas madame Soleil. Mais je peux te dire qu’il n’est en rien hypothéqué. Il ne tient qu’à toi d’en faire un avenir radieux. C’est plus facile à dire qu’à faire mais c’est pourtant la réalité. Tu as ton avenir entre tes mains. Quand tu en auras pris conscience et que tu te seras libérée du poids de ce manque d’affection, tu apprécieras d’autant mieux l’amour que tu peux recevoir au quotidien. Et si tu n’en reçois pas, c’est parce que tu n’en donnes pas assez peut être ;) Et si tu n’as personne à qui en donner, change ton attitude, souries un peu plus à la vie, fais des rencontres…

    Voilà je te bouscule un peu, ne m’en veux pas. Prends ce que tu veux dans ce que je dis, tu es libre ;)

  24. levillain dit :

    j ai besoin d aide

  25. moi dit :

    je ne suis pas psy, je vais avoir du mal à t’aider, surtout si tu n’en dis pas plus…

  26. charlotte dit :

    Bonjour,

    je ne sais pas trop par où commencer. A vrai dire je ne sais pas si je suis dépressive; je sais que sa fait 4ans que je suis malheureuse, que je vois le noir partout (c’est venu progressivement).

    Je n’ai que 16ans, j’ai d’abord cru que c’était l’adolescence…mais sa fait trop longtemps et j’en suis venue à me scarifier, me dégouter. Je n’ose pas en parler à mes parents et je fais tout pour cacher mon mal être. J’ai tout essayé pour arrêter d’être comme sa! J’ai cherché le pourquoi et le comment et je l’ai trouvé y a peu mais sa ne me sert à rien. Plus je veux sortir de cet état plus sa s’accroche à moi.

    Je désespère (j’ai des période où je suis motivée et j’y crois encore et des période d’horreur totale et je sais que si je reste plus de 3 jours bien après j’aurais comme une grosse crise où là j’ai l’impression de mourir sur place…c’est compliqué à décrire mais je suis perdue.)

    Je ne sais pas si je suis dépressive et je ne sais pas ce que je dois faire!
    Je ne sais pas si vous pouvez m’aider, me donner des conseils mais au moins j’aurai essayé! Et votre site est vraiment complet et explique bien.

  27. Moi dit :

    Bonjour Charlotte,

    Va voir un psy, il t’aidera à analyser tes problèmes et te donnera peut être un traitement pour passer le cap.

    Bonne chance!

  28. Crystal dit :

    J’aimerais sortir d’une dépression que je n’arrive pas a passé le cap ma confidente ne me parle plus comme avant elle ma oublier d’un jour a l’autre :’(

  29. Crystal dit :

    Je vois que personne ne peux maider je comprend que vous ne pouvais pas je ne suis pas de votre âge a mon avis j’ai que 14 ans …

  30. Losteardrop dit :

    Crystal, si tu attends toujours une réponse, je suis là…je suis pour ma part depuis plusieurs mois en deprime … J’ai 17 ans.

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