La dépression, une maladie



Il faut le savoir, la dépression est une maladie à part entière, au sens médical du terme. Il ne faut jamais l’oublier lorsque l’on parle à une personne dépressive ou lorsque l’on porte un jugement à l’égard de son comportement. Comme tout malade, la personne dépressive est dans une situation de faiblesse. Cette situation de faiblesse a des conséquences très directes sur son comportement et son développement.

Vous vous demandez probablement immédiatement si c’est une maladie contagieuse? Je pense que non. C’est une maladie qui peut avoir un impact très lourd sur l’entourage de la personne dépressive mais je ne crois pas qu’elle puisse rendre dépressive une personne qui n’avait pas au départ les prédispositions physiques, génétiques et mentales à tomber dans un état dépressif. En revanche, une personne dépressive pourra tout à fait par son comportement déclencher la chute dans l’état dépressif chez une personne de son entourage présentant une prédisposition au développement de la dépression. Bien entendu, cette chute ne se fera pas en une journée mais une personne présentant des facteurs de risque qui se retrouverait régulièrement au contact d’une personne dépressive pourra développer un état dépressif. Elle adoptera en quelques sortes la vision de l’existence de la personne dépressive pour l’adapter à sa vision. C’est pour cela qu’il est essentiel lorsque l’on est confronté à quelqu’un de dépressif d’avoir des moments importants de liberté pour échapper en quelques sortes à cet état et conserver une vision objective de la réalité.

Un jour, je discutais avec un médecin et il m’indiquait que quelque soit la maladie, le corps du malade conservait une trace suite à celle-ci. Cela ne veut pas dire que l’on ne guérit pas certaines maladies mais même après la guérison, le corps garde une trace, il est dans un état différent de celui préalable à la contraction de la maladie. Ce nouvel état le rendra plus ou moins vulnérable à d’autres maladies à cause de l’affection de certaines défenses ou au contraire grâce au renforcement d’autres défenses immunitaires. Je pense que l’on ne guérit jamais complètement de la dépression et qu’il existe toujours un risque plus ou moins élevé de rechute dans un état dépressif. Peut être qu’un jour, on trouvera un traitement radical qui empêchera toute rechute dépressive mais mon expérience est que la dépression est une maladie dont on ne guérit jamais totalement. Heureusement, on peut malgré tout vivre très heureux avec. Je crois également que le fait d’avoir connu la dépression change irrémédiablement notre vision de l’existence et renforce notre capacité à affronter certaines épreuves. Il y a dans le corps une faculté incroyable à apprendre et améliorer notre réaction face aux chocs de la vie.

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28 Responses to La dépression, une maladie

  1. Naé says:

    Je croyais que ça rend plus fort mais à force de retomber et faire des chutes toujours pires j’en doute…
    Mais ça m’aura appris à ne jamais plus juger les autres parce qu’on essaye tous de faire au mieux avec ce que l’on a.
    « Vivre ses joies et supporter dignement ses peines »
    « Etre heureux avec les plaisirs simples de la vie et faire preuve de courage lorsque les choses vont mal… »

  2. Coligny says:

    Bonjour,
    Peut-on toujours faire preuve de courage quand tout va mal ?
    « Secoue-toi », « fais un effort », voilà ce qu’entend régulièrement un déprimé.
    Conseils auxquels il lui est impossible de répondre.
    Cela fait 10 ans que l’on me traite ainsi, 10 ans de galère, de dégoût de la vie,
    de misère.

  3. Catherine says:

    Bonjour Coligny,

    Je suis désolée que vous vous sentiez si mal. J’espère que ça va un peu mieux depuis dimanche.
    Je suis frappée que votre entourage n’ait pas encore compris qu’il était inutile et néfaste de parler ainsi à quelqu’un qui souffre de dépression. Pourquoi ont-ils cette attitude ? Et depuis 10 ans …?
    Etes-vous correctement suivi(e) pas un « psy » ?

    Je serais ravie de vous lire à nouveau.

    Bien amicalement

  4. Coligny says:

    Bonjour,
    Il faut comprendre l’entourage ! Mais celui-ci ne fait pas toujours l’effort de son côté.
    Je suis suivi par un psy, mais seulement 1 fois par mois. Il n’a pas d’autres possibilités:
    son agenda est surbooké comme celui des confrères du secteur.

  5. Sophie says:

    Je comprend très bien votre souci. C’est culpabilisant quand notre entourage nous dis de nous secouer car effectivement il nous est impossible de répondre à ces « conseils ».
    Le psy une fois par mois ça peut suffire car il faut parfois le temps que notre cerveau assimile certaines choses et ce laps de temps nous permet aussi de méditer pour prendre du recul.
    Petite astuce qui peut aider:
    J’ai décidé depuis une semaine de noter la ou les situations déclenchantes qui me stressent me mettent mal à l’aise…et qui entraine ensuite des pensées négatives automatiques puis les conséquences physiques que cela peut entrainer…
    cela permet de mettre le doigt sur ce qui nous empêche d’avancer et de le visualiser afin que le message soit plus facile à accepter pour le cerveau.
    Bon courage à tous!

  6. moi says:

    C’est une excellente idée, l’écriture est un très bon moyen de verbaliser ses idées et ainsi mieux les réaliser. Il faut analyser les situations et les pensées, puis imaginer ce que pourraient être des pensées positives vis à vis de ces situations pour tenter ensuite de se les approprier.

  7. Ahmed says:

    Je subis une dépression sévère ça fait bien longtemps, je traite avec les antidépresseurs, mais pas de guérison, je me sens blasé, désespéré, très fatigué, même ces antidépresseurs me fatiguent beaucoup et j’ai pas trouvé la bonne solution. J’espère que je trouverais un bon remède qui me soulagera et me sortira de ce calvaire.

  8. Sophie says:

    Bonjour à tous!

    Je suis allée voir un thérapeute manuel en deux séances il m’a dit quel était mon problème. Aujourd’hui c’était la deuxième séance, la première était vendredi.
    Vendredi déjà il m’a fait comprendre que mon problème venait de ma mère. Premier problème ma mère de nature anxieuse, m’a donné ses peurs. Deuxième problème malgré la distance qui nous sépare ma mère a la capacité d’être intrusive et ce, de façon subtile. Après être sortie de la séance j’ai ressenti un mieux être car il avait mis le doigt sur le problème.
    Aujourd’hui deuxième séance, et là je me suis sentie vraiment mal il m’a posé des questions personnelles puis il m’a dit que malgré le fait que je sois physiquement une femme je suis encore un bébé qui a du mal à s’affirmer (en effet, je n’arrive pas à prendre ma vie en main et à dire stop à l’intrusion insidieuse de ma mère) . Je me sens comme vidée, n’ayant aucune force pour avancer.
    Mon mari essaye de me faire comprendre que je dois absolument faire des choses afin que je puisse me sentir mieux et moi de mon côté j’aimerais aussi mais à l’heure ou je vous parle je suis dans l’incapacité. Je sens que mon mari est agacé du fait que je n’arrive quasiment à rien faire de mes journées.
    Cela se produit dans les semaines où je vais pas bien évidemment…

  9. coligny says:

    Voilà un moment que je n’ai rien écrit. Actuellement, je vis une phase très difficile : je suis épuisé, incapable d’aucun effort. Certains me disent que cela est dû à la dépression, d’autres, que ce sont les médicaments qui sont à incriminer. Personnellement, je pense que c’est la combinaison de ces deux facteurs.
    J’ai néanmoins rendez-vous chez mon médecin traitant qui m’a assuré par téléphone qu’il faudra certainement faire un bilan sanguin.

    En tout état de cause, j’en ai marre de cette maladie qui n’en finit pas et me pourrit la vie depuis des années. Mon entourage a du mal à suivre et je le comprends.

    Bon courage à ceux qui me lisent et comprennent ce que je subis puisqu’il paraît qu’il faut « y être passé » pour-justement- comprendre.

  10. coligny says:

    « Ange(s) ou Démon(s) » ?
    Je vis, avec mon épouse, une situation conflictuelle, depuis bientôt 40 ans.
    C’est peut-être là la source de mes maux.

    Elle ( mon épouse ) est la fille d’une sorcière ….

    En effet, ma belle mère pratiquait, entre autres, le vaudou, à l’aide de poupées piquées d’aiguilles…..

    Elle est décédée il y a trois mois.

    De plus, à chaque fois que nous rendions visite à mes beaux-parents, je rentrais malade ( angine, céphalée, et j’en passe … ).

    A la recherche d’une éventuelle guérison, j’ai consulté des magnétiseurs qui m’ont tous déconseillé de fréquenter cette personne, et ce, sans que je leur en parle au préalable.

    Mon épouse a été la première à faire le lien de mes dépressions à répétition avec les pratiques de cette personne. Je ne voulais pas y croire jusqu’à ce que diverses personnes influentes et de tous bords m’aient ouvert les yeux en m’affirmant que « ce sont des choses qui existent ».
    Parmi ces personnes se trouvaient des médecins, des psychologues, un écrivain, l’ évêque du lieu ( eh oui, c’est véridique ).

    Etait-ce là pure imagination, ou y avait-il un lien avec mon état dépressif ? Ce sont des choses troublantes auxquelles on ne voudrait pas croire, mais qui vous « travaillent » quand même.

    Certains d’entre vous ont-ils vécu des épreuves ou une expérience de ce genre ?

    Votre témoignage me serait utile.

  11. Sophie says:

    Bonjour,

    Voilà cela fait un mois que je prend mon traitement en continue (avant j’arrêtai mon traitement quand je me sentais bien). Mais voilà que depuis le début de la semaine je suis exténuée sans aucune raison, en réfléchissant je me disais que c’était sans doute du au retour de la chaleur. Hier alors que je passais un moment agréable avec mon mari j’ai fait comme une espèce de crise d’angoisse j’avais des sueurs et j’avais des difficultés à marcher comme si mes jambes étaient du chamallow. Ensuite j’avais l’impression que ma tête allait exploser je me suis pris une douche « froide » et je pleurais sans savoir pourquoi.
    Aujourd’hui je me réveille toujours fatiguée comme les jours précédents et après une conversation téléphonique avec ma mère sur mon problème de bactéries bucco dentaire je me suis mise a angoissé car en regardant sur le net j’ai vu les conséquences que cela pouvait avoir sur le corps. Je me suis du coup mise en tête que je risquai d’attraper des choses graves et que je les avais peut être(car plusieurs maux me semblent bizarres) car j’ai retardé à me faire soigner (cause financière). Je crois qu’en réalité je me persuade que je peux avoir la maladie ou les maux en lisant certaines choses sur internet et mes angoisses reviennent malgré le traitement.
    Le truc c’est que j’ai quand même l’impression que mes bactéries bucco dentaire ont entrainé certains maux ou conséquences comme ma fatigue. Je languis lundi d’aller chez le dentiste pour pouvoir savoir si je fabulais ou si certaines choses étaient réelles et vont partir avec le soin que j’aurai reçu.
    Mais en tout cas pour le moment je suis dans un état second je dois aller travailler mais j’ai peur…je me sens faible et j’ai peur de faire une crise…

  12. Sophie says:

    Bonjour,

    Petit à petit j’arrive à déceler les causes de ma dépression.
    Je n’arrive pas à me sortir de la tête les choses négatives, j’imagine toujours le pire et différents scénarios qui vont avec.
    Je me suis aperçu que je me haissais profondément ce n’est pas juste une mauvaise estime de moi. Je culpabilise de ne pas être une femme à la hauteur en raison de ma maladie j’ai moins d’énergie pour faire le ménage à manger et je me sens tellement nulle que dès que l’on me fait la moindre « réflexion » je ne veux pas l’entendre. Du coup je pique des crises violentes qui me font également beaucoup culpabiliser car mon mari en prend plein la figure. J’ai vraiment peur qu’il craque car même si il m’aime fort à la longue ça peut être usant pour lui car vraiment je le malmène. Généralement c’est passager mais bon…n’empêche que je me détruis moi et j’ai peur de détruire notre couple.
    Je me suis également aperçu que dès qu’on est en week end je suis détendue…mais après c’est le retour au quotidien et j’angoisse à nouveau car ma maison est pas correcte je dois faire le ménage mais du fait de mon angoisse mon énergie vitale est comme aspiré et le cercle vicieux continue…
    J’ai vraiment envie de sortir toute cette négativité de mon cerveau pour le remplir de choses positives et vivre au jour le jour sans me prendre la tête…

  13. Mourot says:

    Bonjour,
    Je suis dépression, sous traitement et suivi depuis bientôt 2 ans. Je dois avouer que cette maladie est un calvaire au quotidien (perte de tous désirs, pertes de l’apétit, perte du plaisir, sensation de vide, aucune envie, perte de la joie de vivre..). C’est d’autant plus difficile à vivre, que pour les gens, mes amis, tout va bien … du moins en apparence. Je n’en peux plus de jouer ce jeu, de mettre ce masque sur mes souffrances, de faire semblant que tout va bien, que je m’éclate. Je suis en école de commerce à Reims depuis une année (qui a été très éprouvante physiquement et mentallement), j’ai une copine, personne n’ai décédé récemment dans mon entourage.. cependant je me sens très mal. Depuis l’arrêt de ma « classe préparatoire en 2009″, un énorme sentiment de culpabilité m’imprègne. Les premiers mois, ce sentiment n’est pas très marqué, je sors, je bois, je m’amuse pour essayer d’oublier. Mais mon état se dégrade de jours en jours. Les angoisses se multiplient, j’ai peur de voir mes anciens camarades, je me force à boire pour me détendre afin d’entamer une conversation avec eux.Bref je ne me reconnais plus. Depuis ce « décrochage scolaire’, J’ai perdu toute estime de moi, je me sens faible, fatigué (sans doute l’interaction avec le traitement que je prends), vide, extrêmement triste? je pleure pour rien, j’ai l’impression d’avoir un coeur à fleur de peau. J’ai effectué 2 hospitalisations l’été derniers après 3 tentatives de suicide. Je n’en ai pas refait depuis, mais je sens que mon état, mon moral ne s’améliorent pas… C’est très difficile à vivre chaque jour, je compte énormément sur le soutien de mon amoureuse qui me donne de l’espoir, qui me donne la force de m’accrocher…
    Je souhaiterai connaitre quelques pistes qui permettent d’extirper tout le négatif et le noir de mes pensées pour avancer vers un état un peu plus positif..
    Merci

  14. moi says:

    Essayez de mettre des mots sur ces maux. Pourquoi allez vous si mal selon vous? Peut être devriez vous songer à faire un petit break, la période d’été est propice à cela. Il est normal de régulièrement se mettre en question, surtout durant les études où l’on a peu de certitudes.

  15. Sophie says:

    Mourot,

    Votre témoignage me fait de la peine…j’avoue que l’alcool peut être une solution facile dans ces moments sombres mais vous apporte t-il quelque chose de positif?
    Mon but n’est pas de vous faire culpabiliser loin de là!
    Tout peut aller très bien dans notre vie mais la dépression vient frappée à notre porte. Cela peut arriver à n’importe qui et n’importe quels moments malheureusement.
    Le conseil de Moi mettre des mots sur les maux est un bon moyen pour trouver les causes de notre dépression. Cette période de dépression nous aide à réfléchir au pourquoi des choses je pense qu’il faut essayer de mettre à profit cette période afin de faire en sorte qu’elle soit bénéfique et non pas nous laisser happer par celle ci.
    Je sais combien il est facile de donner des conseils alors qu’on a le goût à rien et envie de mourir.
    Personnellement j’essaye de me retrouver pour me reconstruire. Refaire des choses que j’avais délaissé lire, dessiner… enfin faire des activités que j’aime toute seule sans mon mari parce que je veux me défaire de ma dépendance affective. Après ça c’est un choix personnel mais voilà je pense qu’il faut essayer de se reconstruire afin de combler le vide énorme que l’on ressens et faire partir toute cette culpabilité. Car si on se dit aujourd’hui « j’ai fait ça je l’ai bien fait » notre estime remontera petit à petit non?

  16. Mourot Alexandre says:

    Disons, que j’ai l’impression d’avoir cassé une image positive de moi en ayant fait le choix d’arrêter la prépa… Jusque là, tout m’avait réussi sur tous les plans et là d’un coup, je m’effondre, je me sens happé vers le bas. J’essaie de lutter, de continuer à travailler (maintenant souvent seul à la bibliothèque…), faire du sport, voir des amis (je dis ça pour les 6mois qui ont suivi). Malgré tous ces efforts, je commence à perdre progressivement goût à tout ce que j’entreprends, j’ai de plus en plus de mal à ressentir quelque chose quand je fais du handball ou du foot, quand je suis invité chez des amis … J’ai l’impression de courir désespérément vers un idéal de moi, qu’il m’est aujourd’hui impossible d’atteindre. Ce qui m’effraie, c’est le sentiment de ne plus supporter ni de comprendre le fonctionnement de la société, le comportement des gens (affichage de l’argent comme marqueur social, beuveries, hypocrisie, pouvoir de la mode sur une masse de pauvres moutons en quête d’identité artificielle, travailler 35h par semaine dans un bureau de 9m carrés à remplir de la paperasse, les petits soldats capitalistes qui ne pensent qu’à s’en mettre plein les poches, liecenciements, mondialisation … est-ce ce dont quoi l’Homme rêve au moment où il voit la lumière du jour pour la première fois ?? ?? ). Bref, ma vision du monde a totalement changé. L’espèce humaine me dégoute. Je la méprise. Des fois je me dis que l’on aurait été plus heureux quelques siècles auparavant, sans toute cette pression et les notions de « performance », de « notes », « réussite dans la vie »… il aura fallu 2000 ans à la société actuelle pour rendre le monde telle qu »il est aujourd’hui. Congrats.
    Les désirs de tout plaquer pour recommencer ma vie ailleurs sur la planète, me viennent de manière récurrente. S’agit-il d’une fuite de la réalité? De notre société?

  17. Nounouche says:

    Bonsoir à tous,

    Tout d’abord bravo de s’être dévoiler je pense que c’est déjà un pas en avant.
    Après voila je ne comprends pas comment on peut être dépressif…c’est vrai et ce n’est pas une attaque du tout…je tolère ENTIEREMENT qu’une personne peut être mal dans sa peau.
    Après je ne comprends pas le pourquoi du comment.j’ai ma belle soeur qui depuis ses 14ans et anorexique et terriblement triste. Aujourd’hui je suis triste car elle a aujourd’hui 21 ans et en est au même stade…cette fille a tout pour elle belle gentille une famille toujours derrière elle qui n’a la jamais abandonnée…je me dit peut être que tout le mal qu’il y a en elle ou dans d’autre personne mal dans leur peau est que c’est personne ont beaucoup mais ne sens rende pas compte et ne savent pas savourer les choses de la vie meme les plus petites …mais pourquoi…ma belle soeur ne sait meme pas pourquoi elle est comme ça …le seul moment ou elle a su apprécier les valeurs de la vie c’est lors de son voyage au Sénégal…la elle vu qu’est ce c’était d’apprécier la vraie vie sans le stress de cette société ou il faut tout réussir sinon on est rien (c’etait un voyage humanitaire !!!) la misère des gens qui eux n’ont que le strict minimum mais sont heureux de vivre comme ils sont et ne connaissent meme pas le mot dépression
    Je trouve ça étrange que ceux qui peuvent tout avoir sont malheureux mais ceux qui n’ont presque rien sont heureux…
    Je suis juste perdue et aimerai tellement l’aider et aider ces personnes qui sont mal
    Je vous souhaite bien du courage à tous bonne continuation et la vie ne devrait être vécue comme un rêve

  18. moi says:

    Tout cela renvoit beaucoup à l’éducation, la manière dont les parents ont fait apprécier les choses aux enfants.

    Lorsqu’on a rien, on doit se contenter de ce que l’on a et on n’imagine pas forcément ce que cela pourrait être si on avait beaucoup. On s’habitue donc à la situation et on peut même être heureux avec. Lorsqu’on a beaucoup, on souhaite toujours plus car on espère que cela sera alors encore mieux. On ne comprend pas forcément que le fait de posséder est complètement déconnecté du bonheur…

  19. Aude says:

    C’est bien le problème du dépressif, en apparence il a tout pour être heureux, sauf que non, pour lui ça marche pas comme pour la majorité des gens.
    Personnellement, il me manquait une autre dimension que la dimension matérialiste et pseudo-petit bonheurs de la majorité des gens.
    Comme un appel au-delà ce que l’on connaît, et j’ai trouvé dans la spiritualité un début de réponse. Un peu genre, la vie ça peut pas être que ça quand même ???
    L’autre côté c’est effectivement un problème éducatif : à force de vous faire voir pendant toute l’enfance le verre à moitié vide, plutôt qu’à moitié plein… ben on développe un négativisme à tout va. Mon système de pensée est complétement pourri, hyper négatif, envers moi, envers les autres…
    Il s’agit là d’une rééducation complète à faire !
    C’est là où pour ma part le traitement de la dépression rejoint la spiritualité. A la façon des bouddhistes, j’essaie d’être dans l’instant présent, pour surveiller mes pensées et les réorienter vers du positif. Quand je me surprends à penser du mal de moi, je corrige le tir. Bien sûr, c’est pas facile, et on laisse passer beaucoup de négatif aussi, mais petit à petit ça fait son effet, un effet boule de neige même. Cela permet de voir aussi ce qu’il y a de bon dans le monde plutôt que de ne reconnaître que ce qui ne va pas…
    C’est aussi apprendre à s’aimer soi. Parce que penser du bien de soi, c’est essentiel !

  20. selphie says:

    bonjour, je me bat aussi contre cette maladie. c’est difficile de s’en sortir et les personnes de notre entourage feraient mieux parfois de se taire. voilà ce que j’ai pu entendre : pétez un bon coup, secouez vous etc…… certaines personnes prennent leurs distance, de peur sans doute d’être contaminés et vous disent après que vous êtes vraiment paranoïaque… mon petit bébé avait deux mois quand le pediatre s’est aperçu d’une malformation au niveau des pupilles de ses yeux, alors nous avons vu un ophtalmo, bilan : opération (sans savoir quand???) et recherche de maladies génétique dont une cardiaque. alors on m’a claqué bin fallait vraiment ne pas être bien avant pour vous rendre dans cet état!!!! ou vous voulez peux être que je vous emmene dans un hopital pour enfants (pour voir des enfants malades)…. ou alors bin vous avez pas un cancer non plus!!!! voilà tout ce que j’ai pu entendre, et j’en passe….les gens sont vraiment des abrutis et ne nous aident vraiment pas à avancer, heureusement, j’ai un mari et une maman extra et mes enfants, car sans eux, je ne serais déjà plus là……

  21. darkman83 says:

    bonjour a tous moi ça va faire 1ans que je traine non que j’essai de repousser cette depression a la mort de mon pére j’ai pas reussi a faire mon deuil j’ai tous pris sur moi . finalement boulot maison tous se casse la figure la je me retrouve dos au mur je me suis enfermé sur moi meme cette peine? comment dire oui je prend des se qui faut suite a mon debut de depression mais est ce vraiment utile je sais pas ? un rien j’ai ma colére qui explose pour un rien j’ai de la peine …… les gens pensent des qu’on parle de depression se moquent en apparence tout va bien mais en moi je me livre a un combat que j’ai perdu d’avance comment trouver cette porte pour me liberer pas facile je vais aller voir un psi pour parler voir comment ca va se derouler ? pourquoi je culpabilise cette peine cette colere contre moi meme c’est sur on dit qu’il faut faire le deuil la vie continue !!!! pourquoi j’arrive pas moiiii au boulot les gens sont mechants a profiter de leurs status !!!!! peur d’avoir peur je crois plus en moi enfin voila je vous remercies a tous de lire ces quelque mot merci

  22. julien says:

    salut tous

    j’ai subis une grave depression depuis presque 1 ans et demi , c’était petit a petit que je me deviens trés délicat et sensible a n’importe quel geste , bref la cause de ma depression c : avant , j’étais l’un des plus personnes heureux et motivé parmi mes amis et dans mon entourage , j’avais énormément envie d’affronter les difficultés , et aussi j’avais une grande valeur aux yeux de mes amis ( filles et garçons ) j’ai dominé entre eux . mais lorsque j’ai eu une trahison de la part d’un de mes amis intimes alors là sa commence les problémes avec moi , aussi un divorce de mes parents , j’avais aussi une copine que j’aimais beaucoup mais dommage notre relation était trés bizarre , non confiant , et depuis j’ai favori la solitude et aussi la consommation du drogue ,maintenant j’ai aucun gout envers la vie , envers moi meme aussi !! je ne veut plus parler aux autres y compris ma famille ( mes cousines , mes tantes ext…) et le plus dur que je ne peut pas ou bien je ne veut pas parler de mon cas méme a mes proches et j’ai chois de faire mon blanc que tt va bien , ppffff je souffre vraiment , j’ai besoin d’aide mais je sais pas de la part de qui !!! méme moi et ma copine on n’est plus ensemble , tous sa et je n’ai que 20 ans !!! bref merci au bloguer qui nous a permis de parler dans un sujet qui ne peut sentir sauf ceux qui sont entrain de subir cette maladie mpliqué et malgré sa je ne l’ai jamais oublié .

  23. Guy says:

    Bonjour, j’ai 45ans, je vivais une vie apparemment équilibrée, marié 2 enfants, et un beau jour la question est arrivée insidieusement, « est ce que je suis heureux »?? j’ai commencer à sombrer dans un mal être et un jour j’ai rencontré une fille qui m’a apporté une écoute, une volonté de croire que à nouveau j’étais important aux yeux de quelqu’un, ce qui m’as attiré en premier chez elle c’est ces problèmes, sont mal être, ça me faisait oublié le mien, je me suis rendu compte et elle me l’a avoué au fil du temps qu’elle était dépressive … J’ai quitté ma femme et mes enfants pour me consacrer à elle, j’ai eu la prétention de pouvoir l’aider à sortir de cette maladie, je me suis pris pour Zorro tellement j’avais envie de me sentir utile dans ma vie, se fut à mon détriment, ça fait un an que ça dure, et aujourd’hui elle m’a rayé de sa vie avec une violence insoutenable que bien sur je n’accepte pas. J’ai un amour passionnel pour elle, mais elle ne me croit pas, elle ne m’entend pas, je pense que ça maladie l’empêche d’ouvrir les yeux sur la beauté que pourrait être notre relation et qu’a deux on est plus fort pour affronter tous les jours cette p…. de maladie. Je voudrais avoir des conseils de personnes qui vivent avec un conjoint dépréssif et savoir si un jour je pourrais la retrouvé et vivre à ces côtés pour partager sa maladie et la soulager de ce poids qu’est la dépression, je l’aime plus que tout mais elle ne le voit pas, aidez moi s’il vous plait……merci d’avance

  24. Jamming says:

    Bonjour, A 47 ans je traverse une dépression assez violente avec tous les symptômes habituels à cette maladie. Je déteint sur ma femme et mes 2 enfants (10 et 12 ans) avec une ambiance triste à la maison. Eux qui ne méritent pas cela. Encore plus grave est la baisse significative de ma performance professionnelle et qui va faire que je risque d’être remercié dans un futur proche. Etant le seul revenu de la maison cela promet des lendemain difficiles. Je suis dans un cercle infernal ou les conséquence de ma médiocre performance me déprime encore plus baissant encore plus ma performance. Je prends des médocs avec un psy, mais cela ne semble pas avoir beaucoup d’effets. Ce qui est terrible dans cette situation c’est de se voir s’enfoncer chaque jour un peu plus et d’être impuissant de pouvoir arrêter le processus. Vos avis et conseils sont les bienvenues.

  25. moi says:

    Vous nous parlez beaucoup des symptômes et des conséquences mais assez peu des causes. Ne prenez pas le problème à l’envers. Commencez par le commencement, c’est le meilleur moyen de comprendre pourquoi vous êtes sur ce chemin et d’en sortir au plus vite.

  26. karine says:

    bonjour, il y a a peu près 3 ans j ai fait une dépression sa a commencer a l entrée en 6éme j ai pris un compas a l école et je me suis mutiler et j ai étais âpres a l hôpital et âpres que sa commencer a aller mieux et bien j ai recommencer c est a dire que j ai avaler une trentaine de médicament et j ai rester a peu près 2 mois a l hôpital et j i suis retourner de nombreuse fois et maintenant 2 ans et demi on passer et je recommence a aller mal je sais pas quoi faire aider moi svp mais le problème c est que je ne veut pas retourner a l hôpital psychiatrique c est tellement dur la ba et j ai aussi beaucoup de médicament pour ne pas déprimer et c est des haute dose et je ne suis toujours pas bien et la semaine a mon internat je vois même un psy et sa ne va toujours pas je recommence même a avoir des pulsion suicidaire j en ai tellement mare comment faire ? je ne veut pas décevoir mes parent mais sa devien de plus en plus lourd donc je vous le redit comment faire ?

  27. Eve says:

    Bonjour à vous tous,

    Certaines personnes ne comprendront pas mon mal être, je ne veux pas entendre le nom « dépression » ce mot me fait si peur étant donné que je suis une femme assez forte de caractère avec une certaine joie de vivre… Malheureusement, depuis quelques mois je suis tombée dans la dépendance amoureuse !!! c’est terrible, je n’ai plus goût à rien, je pleure sans arrêt, j’ai des envies d’en finir avec la vie !!! je suis tombée dans la spirale infernale de l’amour fou moi qui n’a JAMAIS connu cela de toute ma vie (j’ai 42 ans) et pourtant j’en ai eu des histoires sentimentales et sans me vanter ce sont les hommes qui me courraient après ! Bréf, je souffre le martyr tellement je l’aime et malgré « ses je t’aime » et ses fou de toi » « ses attentions  » je sais qu’il m’aime mais au fond de moi je n’arrive pas à le croire c’est terrible cela me bouffe a vie, je perds la tête, je me pose sans cesse des questions je reste des journées à pleurer sur mon lit!!! Je sais qu’il faudrait que cette histoire s’arrête car sinon je vais perdre la vie …. Quand je me regarde dans le miroir j’ai l’impression que je suis une autre personne ! Je suis dingue de cet homme c’est une histoire qui me bouffe la vie ! j’ai rdv chez un psy mais je n’y crois pas….. comment faire pour me détacher de lui je l’aime à mourir

  28. Sophie says:

    As tu un travail? ou une autre occupation?
    Je connais ton problème moi aussi je suis une dépendante affective.
    Actuellement je suis au chômage ce qui signifie que je suis souvent à la maison.
    Je vois également un psy. Elle me conseille d’avoir des projets et de me trouver un travail ou une occupation par exemple dans une association afin que je puisse être hors de chez moi le plus possible. Car le fait de rester à la maison ne me valorise pas.Du coup je suis souvent en train de me rabâcher que je ne suis pas capable… à force de ressasser mon cerveau est tellement préoccupé que cela m’épuise et du coup vu que je n’ai pas la force…je reste à la maison et c’est la spirale infernale.
    Il faut essayer de se reconstruire. Faire des petites choses au quotidien comme par exemple descendre ses poubelles, qui font que nous serons fiers de nous. C’est pas grand chose mais au moins c’est fait et on en retire des bienfaits infimes soient ils. Cela nous permet de remonter l’estime que nous avons de nous même. J’ai remarqué que ma dépendance était du notamment au fait que moi j’ai une mauvais estime de moi même. Moi aussi quand mon mari me dis des « je t’aime » parfois je n’y crois pas et il aura beau me dire tout ce qu’il voudra pour me rassurer rien n’y fera car au fond de moi je pense que je ne suis pas assez bien pour lui. Bien entendu cette mauvaise estime de soi est aussi dû à des choses de notre passé j’essaye de trouver la raison de cette mauvaise estime de soi afin que je puisse me sortir complètement de cette dépendance affective car j’ai conscience qu’elle peut être usante pour mon couple. Même si avec mon mari et moi nous sommes bien ensemble je sais que ce n’est pas évident pour lui…
    Il faut essayer je pense d’être le plus indépendante possible c’est à dire pas forcément attendre notre conjoint pour faire des sorties on peut aussi prévoir des choses avec ses amies, faire du sport toute seule ou autre….
    J’espère que mon témoignage t’aidera un peu. Bon courage!

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